Avertir le modérateur

13/05/2011

Cercle des lecteurs Quais du Polar : Robin Cook

Quais du polar fédère depuis plusieurs années un groupe de lecteurs de polar, occasionnels ou assidus, qui se réunissent une fois par mois, autour d'un auteur ou d'un thème.

Accrocs au polar ou néophites, tous le monde est le bienvenu pour des discussions ouvertes autour d'un verre.
Le rendez-vous de rentrée sera consacré à l'oeuvre de l'écrivain anglais Robin Cook.

cook.jpgMercredi 25 mai à 19h
Bistrot Librairie Polar
Les Vengeances Tardives
76, cours Gambetta
69007 Lyon
Métro Garibaldi ou Saxe-Gambetta

Robin Cook (1931-1994), auteur anglais à ne pas confondre avec son homonyme américain spécialisé dans le thriller médical, est l'un auteur de romans noirs parmi les plus important du XXe siècle.
Issu dans milieu bourgeois, il rompt très jeune avec sa famille pour vivre « dans la dèche à Paris et à Londres ». Ils enchaîne ensuite divers petits boulots extrèmements variés, et s'installe dans l'Aveyron dans les années soixante-dix. Son autobiographie, Mémoire vive (Rivages) revient en détail sur son parcours.
Il débute par une série de romans noirs, politiques et sociaux, violente critique de la société anglaise, dont les plus remarquables sont Quelque chose de pourri au royaune d'Angleterre et La Rue obscène (Rivages).
La suite de son oeuvre, sa meilleure part selon nous, est consacrée aux enquête d'un sergent du service des morts inexpliquées. Ces quatres romans, On ne meurt que deux fois (Gallimard), Les Mois d'avril sont meurtriers (Gallimard), Comment vivent les morts (Gallimard) et J'étais Dora Suarez (Rivages), sont des chefs d'oeuvres dans lesquels une noirceur et une violence insoutenable cotoient une humanité et un romantisme bouleversant.
Les deux premiers, adaptés au cinéma sous le même titre, respectivement par Jacques Deray et Laurent Heynemann, ont donné naissance à deux films passionnants.
« Robin Cook est un écrivain d'exception. Son oeuvre, homogène, reste sans égale » Claude Mesplède.

Dans un second temps, chacun pourra faire part de ses lectures, de ses coups de coeur ou de ses coups de gueule.

 

12/05/2011

LEO MALET, MAUVAIS SUJET

Sorti l'an dernier,  Léo Malet mauvais sujet, Nestor Burma passe aux aveux, à mi-chemin de la biographie et de l'étude littéraire, se révèle indispensable.

Leo Malet.jpgCédric Pérolini livre une version abrégée de sa thèse consacrée à l'auteur des Mystères de Paris. Il explore l'existence d'un auteur qui mettra beaucoup de son expérience personnelle dans ses romans. L'autobiographie traverse en effet l'ensemble de son oeuvre.

La force du livre est de consacrer une large place à l'évolution politique de l'auteur, pour le moins énigmatique, et plus complexe qu'il n'y paraît au premier abord.

Sur le plan littéraire, Cédric Pérolini interroge la diversité de l'oeuvre, des premières poésies surréalistes aux romans noirs et populaires, et souligne son importance dans l'histoire de la littérature policière. Léo Malet joue ainsi un rôle fondamental dans l'acclimatation européenne du roman hard-boiled américain, et annonce le néo-polar des années 70.

Enfin, cet ouvrage analyse les postérités de l'oeuvre, à la fois à travers les multiples adapations cinématographiques, télévisuelles et dessinées dont elle a fait l'objet, et par l'influence qu'elle a exercée sur d'autres écrivains.

Cédric Pérolini, Léo Malet mauvais sujet, Nestor Burma passe aux aveux. Préface de Patrick Pécherot, avec un texte inédit de Léo Malet. Editions L'atinoir, collection « L'atineur », Marseille, novembre 2010, 305 p. 9,50 €

Extrait de la préface de Patrick Pécherot :

« « Malet précurseur ? Je veux ! Et de la plus belle manière, en dilettante, le nez au vent, au hasard des chemins, au petit bonheur. Ces mille façons que goûteront toujours les amoureux des rues et les enfants rêveurs d’écoles buissonnières. Dans le petit monde du polar nous sommes plus d’un à lui devoir beaucoup, même si la plupart l’ignorent ou le refusent. Jean-Patrick Manchette lui réservait « la part du lion », voyant en Malet le « seul et unique auteur français de roman noir à travers les années quarante, les années cinquante, les années soixante. » Jean-François Vilar raccordait en secret son passage Jouffroy à ceux du Caire et de Brady, pour nous conduire - cartographie mystérieuse - dans la boutique évocatrice d’un Maléo, à l’anagramme réfléchissant comme un objet miroir. Jusqu’à Jim Jarmush, hommage branché, programmant, dans Stranger than paradise, un énigmatique et référencé The sun is not for us à l’affiche d’un cinéma. »

09/05/2011

RENCONTRE AVEC CARYL FEREY

Mercredi 11 mai à partir de 19h, Caryl FEREY, lauréat du Prix des lecteurs QDP 2009, signera sont nouveau roman, NOUVEAU MONDE INC (La Tengo Editions) à la librairie TERMINUS POLAR (1 RUE ABEL RABAUD, PARIS 11e, METRO GONCOURT)

Fereycouv_nouveau-monde-web_m.jpgAdaptation d'une pièce radiophonique réalisée pour France-Culture en 2010, ce roman est le second titre de la collection Pièces à conviction.

Présentation de l'éditeur :

Marie croyait partir au ski avec Pierre, pas qu’elle boirait avec ses amis et participerait à leurs jeux imbéciles.
Marie croyait que les accidents de voiture n’arrivaient qu’aux autres, que la mort était abstraite.
Marie ne croyait pas qu’elle rencontrerait un jour un attaché culturel tchétchène, encore moins qu’il l’emmène sur la lune.
Marie ne savait pas que le monde était comme elle : à l’agonie...
Caryl Férey imagine un nouveau monde où les bruits sont en prison, les voitures roulent avec de la merde, la mer est une poubelle et où les gens inutiles sont exécutés. Un monde pas si éloigné du nôtre… L’auteur revisite de façon anarchique et amusée les dysfonctionnements et les aberrations de notre société : productivisme, consommation, racisme,...

05/05/2011

ANIMAL KINGDOM

Premier long-métrage de l'australien David Michôd, un réalisateur cinéphile remarqué pour ses courts-métrages, Animal Kingdom dresse le portrait d'une famille de malfrats australiens

Animal_kingdom_1.jpgEn cette printemps où les écrans sont envahis par les polars (du réaliste Coup d'éclat au spectaculaire Détective Dee, de l'incroyable La Proie à l'angoissant Il était une fois un meurtre), la palme de l'originalité revient sans conteste à Animal Kingdom, Prix du meilleur film étranger à Sundance en 2010.

Le générique, constitué d'images noir et blanc de caméras de vidéo-surveillance tournées pendant des braquages, annonce une atmosphère particulièrement angoissante.
La scène d'ouverture poursuit sur le même ton : un adolescent de 17 ans semble abruti devant une émission de téléréalité pendant que deux membres du SAMU tentent de réanimer sa mère victime d'une overdose d'héroïne. Orphelin, il est recueillit par sa grand-mère, et intégré à son clan de truands...

Le personnage central, qui semble plus perdu qu'il ne l'est réellement, va traverser le film hanté par une question centrale : « Comment trouver ma place ? ». Sa grand-mère, mère-louve, règne sur la tribu de ses fils délinquants, avec qui elle entretient des rapports extrêmement ambigus, à la frontière de l'inceste. Quelque chose est pourri dans ce royaume matriarcal...

Braquage, trafic de drogue, mais aussi spéculation boursière, assurent aux oncles de l'adolescent un train de vie confortable. Les interprètes incarnent à la perfection cette tribu aux pathologies allant jusqu'à la psychose, si bien que l'on se prend à regretter d'être privé de leur présence en cas de mort prématurée...

Les avocats véreux et les flics sont tous aussi inquiétants, et même celui joué par Guy Pearce, plutôt paternel et non corrompu, est lui aussi ambiguë.

Le scénario, habile, jamais prévisible, emporte le spectateur dans une tragédie digne des films de James Gray, en particulier de The Yards film avec lequel il partage l'omniprésence des tentacules familiales.

Autre référence, Animal Kingdom peut être vu comme un cousin du Parrain de Coppola, mais le portrait d'une famille de petites frappes se substitue à celui de l'élite de la pègre.

Le cadre est par ailleurs plus austral : le film est tourné sous un soleil de plomb, dans le bush, mais surtout à Melbourne, peu après l'incendie meurtrier qui a ravagé la ville.
Le portrait de la cité est saisissant : « Melbourne, une grosse ville, très cosmopolite, avec un centre décati datant du XIXe siècle entouré par une immense ceinture urbaine érigée au cours du XXe siècle. C'est à la fois la capitale de la culture et du crime en Australie. J'en aime tous les recoins étranges et malpropres et j'ai essayé de rendre cette impression à l'image » explique le cinéaste à Libération.

Un film noir, tendu, rugueux, à découvrir absolument !

Animal Kingdom
(Australie; 2010; 1h52)
De David Michôd avec James Frecheville, Guy Pearce, Ben Mendelsohn, Jacki Weaver...

04/05/2011

COUP DE COEUR : COUP D'ECLAT

Coup d'éclat, second film de José Alcala, un polar social à découvrir absolument.

coup_d_eclat_1-2.jpgFabienne Bourrier, capitaine de police à Sète, passe la majeure partie de son temps à traquer les sans-papiers. Sa routine est bouleversée par l'assassinat d'une jeune prostituée. La policière découvre que celle-ci avait un fils, et décide de se lancer à sa recherche...

José Alcala offre, avec cette première incursion dans le cinéma de genre, un portrait de femme extrèmement émouvant. Au bord de la rupture, dépressive, hantée par la perte, lasse de son métier, ce personnage va chercher la rédemption dans une action pour une fois chargée de sens.

On ne peut que penser au personnage de Nathalie Baye dans Le Petit Lieutenant de Xavier Beauvois, tant les points communs entre les deux femmes sont nombreux. La différence essentielle étant que Fabienne Bourrier est une femme seule professionellement, que personne n'écoute.

Les deux films ont aussi comme point commun un réalisme saisissant, et une mise en scène axée sur le motif de l'enfermement et de la claustrophobie.

Le portrait de Sète, loin des images de la Venise française, est celui d'une ancienne ville ouvrière, gangrenée par la crise, le chomage, la désindustrialisation, la fermeture des chantiers navals. José Alcala évoque ainsi subtilement la mémoire sociale de l'ancienne cité communiste. Refusant tout spectaculaire, il prend garde, par exemple, de ne pas filmer le mythique village de pêcheurs de la Pointe Courte.

Catherine Frot, parfaite en femme flic fatiguée, trouve un rôle à la hauteur de ses remarquables prestations dans les deux comédies policières de Pascal Thomas, Mon petit doigt m'a dit et Le Crime est notre affaire, ou encore dans le film de Lucas Belvaux, Cavale.

Coup d'éclat
(France, 2010, 1h32)
De José Alcala avec Catherine Frot, Karim Seghair, Marie Raynal, Liliane Rovère, Nicolas Giraud, Tcheky Karyo...

22/04/2011

MAUVAIS GENRES : MEGAN ABBOTT

Lors de la dernière édition de Quais du Polar, l'auteure américaine Megan Abbott a accordé une heure d'entretien à François Angelier pour son émission Mauvais genres. Enregistrée en direct et en public pendant le festival, diffusée samedi dernier sur France Culture, l'émission est disponible sur le site de Mauvais genres.

MeganAbbott.jpgAvec deux romans publiés en France, Megan Abbott s'est imposée comme une révélation du roman noir américain. Absente, publié en 2009 chez Sonatine (et édité en poche cette année), relate l'enquête sur la disparition d'une actrice à Hollywood en 1949. Le traitement de ce fait-divers jamais résolu, permet à l'auteur d'explorer la face sombre d'Hollywood.

Les Editions du Masque ont publiés cette année Adieu Gloria, un second roman mettant en scène une jeune comptable s'intégrant à la mafia sous l'égide d'une femme fatale. Ecrit sous la forme d'une confession, ce roman crée une atmosphère digne de l'âge d'or du film noir américain. Une écriture sèche et vive met en valeur la tension psychologique et sexuelle entre les deux femmes.

Megan Abbott est également l'auteure d'un essai sur la figure du mâle dominant dans le roman et le film noir américain non traduit en français.

Laissons le mot de la fin à ses pairs :

« Megan Abbott : une conteuse hors pair, doublée d’une artiste au feu sacré. Cette femme est destinée au panthéon des auteurs de romans noirs. Peut-être même ira-t-elle plus loin encore. » James Ellroy.

« Si Megan Abbott écrit encore quelques livres de ce calibre, elle prétendera au trône de la meilleure styliste depuis Raymond Chandler. » Eddie Muller.

« Peu de romans sont à même de vous briser le cœur, et encore moins de romans noirs. Celui-ci m’a mis en pièces. La vision poétique et noire de Megan Abbott, son évocation de la sombre réalité hollywoodienne sont littéralement poignants. » Ken Bruen.

 

21/04/2011

LA PROIE

Eric Valette, réalisateur de La Proie, avait signé avec Une affaire d'état, une adaptation du roman de Dominique Manotti Nos fantastiques années fric, une entrée remarquée dans le cinéma policier français.

la-proie-de-eric-valette-10426771gnvgb.jpgCe film brillait par la qualité de sa mise en scène et la perfection de son casting. André Dussollier et Thierry Frémont était particulièrement admirables. Par delà une exploration des réseaux parallèles, il offrait aussi un portrait cinégénique du Paris contemporain.

On retrouve dans La Proie un certain nombre de ces qualités : maîtrise de la direction d'acteurs, fluidité de la mise en scène, beauté de la photo et des mouvements d'appareils...

Mais ce second polar est encore plus loin du réalisme que le précédent. Les scènes d'actions ne sont absolument pas crédibles, la vie d'un commissariat à mille lieux de la réalité (à l'inverse de ce qui est montré dans Coup d'éclat, on en reparlera la semaine prochaine).

Le personnage incarné par Albert Dupontel, bandit luttant seul contre tous : la police, l'administration pénitentiaire, ses anciens complices, et son ancien compagnon de cellule, est une sorte de super-héros ou de descendant de Rocambole.

Dans le but d'aider sa femme, il accorde exceptionnellement sa confiance à son co-détenu, accusé de viol mais clamant son innocence. Au physique, il est à mi-chemin d'un cadre de République solidaire et de Jean-Luc Delarue, et est inspiré du serial-killer français Michel Fourniret

On retrouve en effet de nombreux élements tirés de la biographie de ce dernier : vol de butin, assassinat de la compagne de son compagnon de cellule, meurtres de jeunes filles, obsession de la virginité, complicité active de son épouse dans sa recherche de proies...

Au final, un film particulièrement divertissant et spectaculaire, à voir pour la qualité de sa mise en scène.

19/04/2011

APRES LE FESTIVAL...

L'activité de Quais du Polar se poursuit avec ce soir, une avant-première du film Coup d'éclat, et aujourd'hui et demain, deux projections dans le cadre de l'opération Polar derrière les murs.

DANS-LA-BRUME-ELECTRIQUE2.jpgAujourdh'hui, les détenus de la maison d'arrêt de Saint-Etienne pourront découvrir sur grand écran le film d'Hannelore Cayre Commis d'office. Ce premier long métrage est l'adaptation cinématographique, par l'auteure elle-même, de son roman. La projection sera suivie d'une discussion avec les détenus, sur l'adaptation, la description de la justice et le réalisme au cinéma.

Demain, le film de Bertrand Tavernier, Dans la brume électrique, sera présenté aux détenus de la maison d'arrêt de Villefranche sur Saône. Tourné en 2009 en Louisiane, ce long-métrage est l'adaptation très fidèle d'un roman de James Lee Burke. Bertrand Tavernier prend toutefois la liberté de situer l'action après Katrina, une catastrophe qui provoqua en Louisiane le déplacement d'un million de personnes.

La discussion à l'issue de la projection permettra d'aborder des thèmes aussi variés que le passage du roman au film, le discours politique contenu dans l'oeuvre, le catholisisme et la culpabilité, le rapport des personnages au passé et à l'histoire...

 

 

18/04/2011

RENCONTRE AVEC FRANCOIS BOULAY

SuiteRouge.jpgA l'occasion de la sortie de son nouveau roman SUITE ROUGE, François BOULAY, lauréat du Prix des lecteur Quais du Polar 2007 pour TRACES, sera présent à la librairie Gibert-Carré de Soie pour une rencontre et une signature.

Le samedi 30 avril 2011

A partir de 15 heures

Gibert Carré de Soie

Centre Commercial Carré de Soie

Vaulx-en-Velin (Métro Carré de Soie)

13/04/2011

FANTOMAS

Le Festival Hors Cadre de Vénissieux fête cette semaine le centenaire de Fantomas.

fantomas.jpgAu programme, dès ce soir, au cinéma Gérard Philipe, la projection de L'Odysée de Fantomas. Ce documentaire explore les différents aspects du mythe de Fantomas, sa postérité, et l'influence qu'il a exercé sur la création ultérieure.

Samedi, Marc Lemonier proposera une conférence sur les adaptations cinématographiques de Fantomas, de Feuillade à Hunebelle, en passant par les téléfilms de Claude Chabrol.

La rencontre sera suivi de la projection de Juve contre Fantômas de Louis Feuillade, un long métrage rarement visible en salle. Radiomentale assurera l'accompagnement musical de ce chef-d'oeuvre du muet.

Programme complet sur : http://www.ville-venissieux.fr/cinema/pdf/horscadre_11.pdf

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu