Avertir le modérateur

12/05/2011

LEO MALET, MAUVAIS SUJET

Sorti l'an dernier,  Léo Malet mauvais sujet, Nestor Burma passe aux aveux, à mi-chemin de la biographie et de l'étude littéraire, se révèle indispensable.

Leo Malet.jpgCédric Pérolini livre une version abrégée de sa thèse consacrée à l'auteur des Mystères de Paris. Il explore l'existence d'un auteur qui mettra beaucoup de son expérience personnelle dans ses romans. L'autobiographie traverse en effet l'ensemble de son oeuvre.

La force du livre est de consacrer une large place à l'évolution politique de l'auteur, pour le moins énigmatique, et plus complexe qu'il n'y paraît au premier abord.

Sur le plan littéraire, Cédric Pérolini interroge la diversité de l'oeuvre, des premières poésies surréalistes aux romans noirs et populaires, et souligne son importance dans l'histoire de la littérature policière. Léo Malet joue ainsi un rôle fondamental dans l'acclimatation européenne du roman hard-boiled américain, et annonce le néo-polar des années 70.

Enfin, cet ouvrage analyse les postérités de l'oeuvre, à la fois à travers les multiples adapations cinématographiques, télévisuelles et dessinées dont elle a fait l'objet, et par l'influence qu'elle a exercée sur d'autres écrivains.

Cédric Pérolini, Léo Malet mauvais sujet, Nestor Burma passe aux aveux. Préface de Patrick Pécherot, avec un texte inédit de Léo Malet. Editions L'atinoir, collection « L'atineur », Marseille, novembre 2010, 305 p. 9,50 €

Extrait de la préface de Patrick Pécherot :

« « Malet précurseur ? Je veux ! Et de la plus belle manière, en dilettante, le nez au vent, au hasard des chemins, au petit bonheur. Ces mille façons que goûteront toujours les amoureux des rues et les enfants rêveurs d’écoles buissonnières. Dans le petit monde du polar nous sommes plus d’un à lui devoir beaucoup, même si la plupart l’ignorent ou le refusent. Jean-Patrick Manchette lui réservait « la part du lion », voyant en Malet le « seul et unique auteur français de roman noir à travers les années quarante, les années cinquante, les années soixante. » Jean-François Vilar raccordait en secret son passage Jouffroy à ceux du Caire et de Brady, pour nous conduire - cartographie mystérieuse - dans la boutique évocatrice d’un Maléo, à l’anagramme réfléchissant comme un objet miroir. Jusqu’à Jim Jarmush, hommage branché, programmant, dans Stranger than paradise, un énigmatique et référencé The sun is not for us à l’affiche d’un cinéma. »

Les commentaires sont fermés.

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu