Avertir le modérateur

16/02/2011

Rencontres avec Rachid Santaki

les_anges_s_habillent_en_caillera.jpgLes librairies Decitre et Vengeances Tardives accueillent Rachid Santaki pour son deuxième roman Les Anges s'habillent en caillera (Moisson Rouge).

Vendredi 18 février à 18h
Librairie Decitre Part-Dieu
Centre Commercial de la Part-Dieu
69003 Lyon

Samedi 19 février à 14h
Les Vengeances Tardives
Bistrot, Librairie, Polar
76, cours Gambetta
69 007 Lyon
09 81 16 04 52 / 04 78 58 04 52

La rencontre sera précédé de la projection d'un court documentaire.

Rachid Santaki, ancien éducateur sportif, passionné de boxe thaïlandaise, a créé le magazine 5styles, consacré aux cultures urbaines et a co-fondé les associations Saint Denis Positif et Syndikat, dans le but d'animer les envies de lire et d'écrire.

Les Anges s'habillent en caillera est son deuxième roman, après La Petite cité dans la prairie, mais aussi le 1e premier volet d'une "trilogie urbaine".
Il y est question de Saint Denis, ville-personnage, d'Ilyès "Le Marseillais", expert en vol de cartes bleues, de son incarcération à Villepinte, de flics-ripoux, de balances et de vengeances. Ce polar inspiré de faits réels et de trajectoires personnelles mêle témoignages et fiction. Il inaugure la collection Syndikat, proposée par l'éditeur Moisson Rouge, consacrée à la littérature urbaine contemporaine.

A écouter : Rachid Santaki invité de l'émission A plus d'un titre sur France-culture : http://www.franceculture.com/emission-a-plus-d-un-titre-l...

09/02/2011

INVITE 2011 : ARNI THORARINSSON

Thorarinsson.jpgArni Thorarinsson, l'autre grand du roman noir islandais, sera l'invité de la prochaine édition de Quais du polar.

Après Le Temps des sorcières et Le Dresseur d'insectes, les Editions Métailié publie le troisième roman de Arni Thorarinsson, Le Septième fils, dans la prestigieuse Bibliothèque Nordique.

On retrouve dans ce troisième opus le héros des deux précédents, Einar, journaliste au Journal du soir : narrateur attachant, désabusé et flegmatique, doté d'un sens de l'humour ravageur, il est entouré de personnages tout aussi réussis, que ce soit ses collègues ou la commissaire de police Alda Sif.

Comme son compatriote Indridason, il prend son temps, le rythme du récit est lent, et malgré cela, on ne s'ennuie jamais. Il se singularise toutefois par son goût pour la musique, perceptible aux nombreuses références dont il parsème son récit, ainsi que par une volonté de ne pas se limiter à l'exploration de la seule Reykjavík, mais de faire voyager son héros dans de petites villes de provinces.

La peinture de l'Islande, à la veille de la crise économique, si elle n'est guère réjouissante, n'en est pas moins passionnante. On explore un territoire et une société qui présentent la particularité de nous être à la fois exotiques et familiers, grâce à la littérature policière. Les spécificités d'une population insulaire, les peurs et névroses qui en découlent, les conséquences du rythme des saisons, les ravages de l'alcoolisme, sont autant d'élements particulièrement propices au roman noir tel que le pratique Thorarinsson.

Toutefois, au XXIe siècle, ce caractère insulaire s'atténue sous les coups de boutoir de la mondialisation. Comme le précise l'auteur, « ce n’est plus une société insulaire où chacun connaît ses voisins et fait attention à eux. Elle a tous les problèmes des sociétés plus grandes, juste à une plus petite échelle ». La langue elle-même doit résister aux assauts de l'anglais, et la littérature islandaise est de ce point de vue la forme de résistance la plus efficace...

Autoportrait de Arni Thorarinsson pour Quais du polar : « Après une carrière de journaliste professionnel où j'ai tenté de révéler les vérités et les mensonges de la société islandaise, j'ai finalement, en tant que qu'écrivain de romans noirs, approché plus près la réalité en créant mes propres vérités et mensonges. »

Un film: Chinatown de Roman Polanski.

Un livre : The Long Good-Bye de Raymond Chandler.

Un auteur: Ross Macdonald.

 

Arni Thorarinsson. Le Septième fils. Métailié. 21 €. Le Temps des sorcières et Le Dresseur d'insectes sont disponibles chez Metailié et en poche chez Point Seuil.

Entretien avec l'auteur sur Evene.fr : http://www.evene.fr/livres/actualite/interview-arni-thora...

08/02/2011

INVITE 2011 : ALAIN WAGNEUR

djoliba.jpgAlain Wagneur, auteur de polars et de romans pour la jeunesse, sera l'invité de Quais du polar 2011.

Dans Djoliba, fleuve de sang, son dernier roman, on retrouve Richard Zamanski, déjà au centre des deux précédents, Terminus plage et Hécatombe-les-Bains (Tous deux disponibles dans la collection Babel chez Actes Sud).

Richard Zamanski, placardisé dans le commissariat d'une station balnéaire de la côte Atlantique, Blainville (on reconnaît Royan), croise par hasard un de ses anciens enseignants. Ce dernier est retrouvé mort chez lui quelques jours plus tard. Le suicide semble la cause de la mort, mais un détail intrigue le commandant...

Avec une écriture influencée par les grands américains (Chandler, Hammett), Alain Wagneur met en scène la vie d'une ville de province, les relations franco-africaines (de l'humanitaire au scandale d'Etat), une affaire de pédophilie, ou encore des meurtres rituels.

De Paris à Bamako, le lecteur se trouve embarqué dans une intrigue riche et sordide dans lequel l'attachant personnage principal tente de surnager entre tueurs à gages, hiérarchie méfiante, humanitaires suspects et problèmes personnels.

 

Terminus plage, le premier volet de la série Zamanski, vient d'être adapté au cinéma par Pierre Lacan sous le titre Légitime Défense, avec Jean-Paul Rouve, Olivier Gourmet et Claude Brasseur. Sortie en salle le mercredi 16 mars 2011.

Autoportrait d'Alain Wagneur pour Quais du polar : « On disait de lui qu'il était né à la mi-temps du XXème siècle, qu'il avait été enseignant puis chef d'établissement. Il avait écrit une quinzaine de romans, des livres pour la jeunesse et des polars pour les adultes. En 2010 il avait publié Djoliba, fleuve de sang chez Actes sud et en 2011, un film réalisé d'après l'un de ses romans était sorti…

Un film : L'Ami américain de Wim Wenders

Un livre : Le Petit bleu de la côte ouest de J.P. Manchette

Un auteur : Pagan, Hugues Pagan… »

Outre la serie Zamanski éditée par Actes sud, les romans d'Alain Wagneur sont disponibles chez Baleine, Flammarion, en Série noire et aux Editions La Branche.

Ses écrits pour la jeunesse ont été édités essentiellement chez Gallimard, mais aussi à L'Ecole des loisirs et chez Hachette.

A lire, un entretien avec Alain Wagneur pour Le Courrier : http://www.lecourrier.ch/index.php?name=NewsPaper&fil...

07/02/2011

INVITE 2011 : AKE EDWARDSON

Ake_EDWARDSON.jpgAke Edwardson, considéré comme le successeur de Henning Mankell, sera l'invité de Quais du polar 2011.

Per Wahloo et Maj Sjowall, couple d'auteurs mythique, ont véritablement fondé le polar suédois, avec une dizaine de romans, tous réédités chez Rivages (dont l'incontournable Les Terroristes). Leur œuvre, écrite entre les années soixante et soixante-dix, est une véritable dissection de la société suédoise.

Si l'explosion internationale est venue avec Millenium et Henning Mankell, Ake Edwardson est un auteur tout aussi populaire en Suède que ce dernier. Ses romans se vendent à des millions d'exemplaires et sont aujourd'hui traduits dans le monde entier.

Si son héros récurrent, Erik Winter, inspecteur de police à Göteborg, se singularise par un côté moins abîmé que son cousin Wallander, le tableau qu'il dresse de la Suède contemporaine n'en est pas moins impitoyable.

Les amateurs du genre retrouveront une géographie et un climat qui leur sont devenus familiers, des héros fragiles et une lenteur de l'intrigue qui font la spécificité du polar suédois.

Cette patience dans l'évolution du récit se double chez Edwardson d'une attention particulière à la description des décors et ambiances qui lui ont valu le surnom de Simenon du froid. Il multiplie aussi les notations sur les impressions et ressentis de ses personnages, et brille particulièrement par la qualité de ses dialogues.

Au total, comme chez ses confères, on découvre l'envers d'un pays (dont l'image dominante était jusqu'alors celle d'un paradis égalitaire et prospère économiquement) et les malaises d'une société révélés à travers une écriture incontestablement personnelle.

Avec Le Dernier hiver, ultime volet de la série Erik Winter, la police de Göteborg se retrouve confrontée à deux affaires similaires et troublantes, à seulement quelques jours d'intervalle. Un homme terrorisé signale la mort de sa compagne dans leur lit commun. Chacun des deux hommes, les principaux suspects, nie toutefois toute responsabilité dans les meurtres...

Les aventures de l'inspecteur puis commissaire Winter ont fait l'objet d'une adaptation télévisée encore inédite en France.

Autoportrait de Ake Edwardson pour Quais du polar : "Il y a quelques années, j’ai été nominé pour le Prix littéraire du Los Angeles Times et j’ai pris l’avion pour la cérémonie. Le lendemain, j’ai rencontré James Ellroy et il m’a demandé si j’avais gagné. J’ai dit « non » et il a dit « pourquoi ? ». J’ai ri et répondu quelque chose du genre « le loser est plus intéressant que le winner » et il a dit « bullshit ». De toute façon, personne ne veut écrire des romans sur des winners.

Un film: Chinatown de Roman Polanski.

Un livre : Le Grand nulle part de James Ellroy.

Un auteur : Jim Thompson."

Ake Edwardson. Le Dernier hiver. JC Lattès. 20,90 €.le-dernier-hiver.jpg

Les autres romans de Ake Edwardson sont tous disponibles chez Jean-Claude Lattès et en poche chez 10/18.

Entretien (en anglais) avec l'auteur sur Art et Literature :

http://artandliterature.wordpress.com/2010/11/01/intervie...

 

 

04/02/2011

TOURNEE REGIONALE DE TANGUY VIEL

VIEL HB 08 nb.JPGTanguy Viel, invité de l'édition 2010 de Quais du polar, sera présent à la Fête du livre de Bron et à l'Institut Lumière le week-end prochain.

Auteur phare des Editions de Minuit, Tanguy Viel entretient des liens forts avec le cinéma, et plus particulièrement le film noir. Son second roman, Cinéma, met en scène un narrateur obsédé par un seul film, Le Limier de Joseph Manckievitz (chaudement recommandé à ceux qui ne l'ont jamais vu, tant l'effet provoqué à la première vision est saisissant). L'Absolue perfection du crime et Insoupçonnable sont deux romans admirables, variations sur deux thèmes récurrents du cinéma et de la littérature noirs, le braquage et l'escroquerie familiale.

Enfin, Paris-Brest, roman familial, n'est pas sans évoquer l'unviers de Claude Chabrol. Pour donner le ton, les premières lignes du roman :

« Il paraît, après la guerre, tandis que Brest était en ruines, qu'un architecte audacieux proposa, tant qu'à reconstruire, que tous les habitants puisse voir la mer : on aurait construit la ville en hémicycle, augmenté la hauteur des immeubles, avancé la ville au rebord de ses plages,. En quelques sorte on aurait tout réinventé. On aurait tout réinventé, oui, s'il n'y avait eu quelques riches grincheux voulant récupérer leur bien, ou non, pas leur bien puisque la ville était en cendres, mais l'emplacement de leur bien. Alors, à Brest, comme à Lorient, comme à Saint-Nazaire, on n'a rien réinventé du tout, seulement empilé des pierres sur des ruines enfouies »

Tanguy Viel. Paris-Brest. Editions de Minuit. 2009.

 

Dans le cadre de La Fête du livre de Bron, qui fête cette année ses 25 ans, Tanguy Viel ira à la rencontre de lycéens le vendredi 11 février à 14h30, et en soirée, à 20h30 au Cinéma Les Alizés, présentera et commentera des extraits du Limier, film au centre de son roman Cinéma.

Il sera accompagné de la romancière et dramaturge Olivia Rosenthal qui présentera Les Larmes, un court-métrage dont elle a écrit le scénario, une évocation de sa fascination pour le film de Jacques Demy, Les Parapluies de Cherbourg.

Renseignements sur le site de la Fête du livre : http://www.fetedulivredebron.com/programme-2011/85-vendre...

Le lendemain, samedi 12 février à 16h30, dans le cadre de la rétrospective Alfred Hitchcock, Tanguy Viel sera l'invité de l’Institut Lumière.

 

A l'issue de la projection de Pas de printemps pour Marnie, un chef d'oeuvre avec Tippie Hedren et Sean Connery, il évoquera son lienMarnie.jpg avec l'oeuvre d'un de ses cinéastes préférés, Alfred Hitchcock.

Il signera ensuite son ouvrage Hitchcock, par exemple, plublié chez Naïve l'an passé.

 

Renseignements sur le site de l'Institut Lumière : http://www.institut-lumiere.org/

Avant-première du film L'ASSAUT

 

Quelques photos de l'avant-première de d'hier soir, en présence de Julien LECLERCQ, Vincent ELBAZ et JEFF du GIGN.

APl'assaut.jpg

AP1l'Assaut.jpgAP2L'Assaut.jpgAP3L'ASSAUT.JPG

01/02/2011

DIEU BENISSE L'AMERIQUE

SaFranko.jpgRencontre, lecture et signature de l'écrivain américain Mark SaFranco, auteur de Putain d'Olivia et Confessions d'un looser , à l'occasion de la parution de son dernier roman, Dieu bénisse l'Amérique (13e Note Editions).

Jeudi 17 février à partir de 18h
Librairie Le Bal des Ardents
17, rue Neuve
69001 Lyon
Métro Cordeliers

 

 Dieu bénisse l'Amérique pose un regard baigné d'humour noir sur les jeunes années de Max Zajack. Souvent drôle et absurde mais aussi tragique, parfois amer, ce dernier SaFranko, écrit à la première personne dans un style truculent et cru, se situe au croisement du récit picaresque et du roman d?apprentissage.

Il y est question de l'enfance rude de Max dans une enclave d'immigrés pauvres de Trenton, dans le New Jersey. Les premiers souvenirs qu'il a de sa mère Bash et de son père Jake sont empreints de violence. La vie des Zajack est une succession de mésaventures, de faux départs, de projets voués à l'échec. Max n'espère rien et n'obtient rien. On le suit à l'école catholique, où l'enseignement qu'on lui dispense n'est qu'une sinistre plaisanterie, puis dans le monde du travail où il exerce des emplois humiliants, sans perspective d'avenir. Il n'y a presque pas d'espoir dans ce livre, mais on s'attache à Max pour son ironie mordante, ses loufoqueries, sa curiosité et son instinct de vie. Au-delà, SaFranko pose un regard sans concession sur l'Amérique des années 1950/60, abordant cette question essentielle : la perte des repères moraux dans une société cruelle, indifférente à nos aspirations. Le livre est un miroir tendu à une société sans âme, gangrénée par les valeurs matérielles, pervertie par la quête du luxe et de la réussite. Il nous arrache à notre confort et nous met face à la manière indigne dont sont traités ceux qui refusent la norme. Une fois encore, SaFranko ne ménage pas son lecteur dans ce récit explosif. Il nous secoue, nous « prend à la gorge et serre jusqu'à ce que les larmes coulent ».

 

 

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu