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28/10/2010

Avant-première jeune public

unevidedechat_trailer.jpgPour la cinquième année consécutive, le festival Les Toiles de gones propose une programmation cinéma à destination du jeune public dans les salles du Grand Lyon. L'occasion de découvrir en avant-première la dernière production de Folimage.


Une vie de chat
Samedi 30 octobre à 14h
Cinéma Comoedia
(France, 2010, 1h10, Couleurs)
Un film d'animation de Jean-Loup Felicioli et Alain Gagnol
Avec les voix de Dominique Blanc, Bernadette Lafont, Jean Benguigui...
Co-produit par Folimage et Rhône-Alpes Cinéma.
A partir de 5 ans
Une fillette aphasique, d

ont la mère, commissaire de police, traque un truand assassin de son mari, trouve le réconfort auprès de son chat. Ce dernier mène une double vie : chat au foyer le jour, il accompagne la nuit un voleur de bijoux sur les toits de Paris.


Ce film d'animation policier, extrèmement original, devrait contenter tous les publics. Les enfants goûterons l'humour, l'enquête, les aventures des personnages, et les adultes pourrons s'amuser à traquer les nombreuses références aux classiques du cinéma policier (Le générique hommage à Saul Bass, citations d'Alfred Hitchcock, de King-Kong...).
Le film est aussi passionnant formellement : le travail sur les couleurs, la lumière, les ombres, est impressionnant.


Quais du polar s'associera à l'avant-première officielle officielle courant novembre, avant la sortie nationale le 15 décembre.

27/10/2010

The American

clooney-the-american2.jpgCette semaine au cinéma, un polar très attendu, The American. Ce film est intriguant à plusieurs titres : la personnalité du réalisateur, celle de l'auteur du roman, et l'originalité du synopsis.

On n'attendait pas Anton Corbijn, un des grands photographes rock contemporain, réalisateur du remarqué et remarquable Control, sur Ian Curtis, leader de Joy Division, sur les terres du polar.

L'auteur du roman à l'origine du film, Martin Booth, décédé en 2004, est visiblement célèbre en Angleterre mais quasi inconnu en France. On doit à Florent Massot la première traduction d'une de ses œuvres, en l'occurrence The American.

Un tueur à gages expérimenté, interprété par Georges Clooney, se réfugie dans un village du sud de l'Italie afin de se faire oublier et préparer son dernier contrat...

Un film et un acteur américain, un réalisateur néerlandais, un romancier anglais, un décor italien, une presse qui évoque Melville ou Antonioni, on demande à voir...

On en reparle... Si on en sort convaincu...

25/10/2010

Cercle des lecteurs autour de la collection "Ceci n'est pas un fait divers"

chessex.jpgQuais du polar fédère depuis plusieurs années un groupe de lecteurs, occasionnels ou assidus, qui se réunit chaque dernier mercredi du mois, autour d'un auteur ou d'un thème.
Accros au polar ou néophytes, tout le monde est invité à participer à une discussion ouverte autour d'un verre.


Rencontre autour de la collection « Ceci n'est pas un fait divers » (Grasset)
Mercredi 27 octobre à 19h
Bar L'Oblik
26, rue Hippolyte Flandrin
69 001 Lyon
Renseignements : 04 78 30 18 98


Dans un second temps, chacun pourra faire part de ses lectures, de ses coups de coeur ou de ses coups de gueule.


Brève présentation de la collection « Ceci n'est pas un fait divers »

Le principe de la collection, créé en 2006 par Jérôme Beglé, peut se résumer ainsi : un auteur s'empare d'un fait-divers qui l'a marqué pour en faire une oeuvre littéraire. Si le format des volumes diffère, la forme reste la même : le livre à couverture jaune traditionnel des éditions Grasset recouvert d'une élégante jaquette blanche ornée d'une photo.
Un des mérites de cette collection est de mettre en valeur l'ambivalence de notre rapport au crime, entre fascination et répulsion, recherche de la distraction et exploration des abîmes de l'humanité...
Le fait-divers à l'origine de chacun de ces livres est relaté comme symptôme des tensions d'une société donnée, révélateur des malaises enfouis en son sein, que ce soit la France des années soixante ou soixante-dix, la Suisse rurale du début du siècle ou des années 40, ou encore le Vancouver contemporain.
Le fait-divers, déraillement individuel, doit donc être compris comme miroir de la société, ou encore comme précipité, au sens chimique du terme, des tensions sociales.
La démarche des différents auteurs s'apparente ainsi à celle d'Alain Corbin avec Le Village des cannibales, de Carlo Ginzburg, tenant de la micro-histoire, dans Le Fromage et les vers, ou encore à celle de Michel Foucault dans Moi, Pierre Rivière.
La différence est qu'ici rien n'est problématisé ni théorisé, que le roman prend le pas sur l'Histoire. Mais n'est ce pas cela le charme de la littérature ?


Focus sur quelques titres :


Le vampire de Ropraz de Jacques Chessex
Au début du XXe siècle, le cadavre d'une jeune fille décédée d'une méningite, est découvert profané et affreusement mutilé.
Chessex offre une description savoureuse de la campagne suisse : l'alcool, le froid, la neige, les secrets, l'inceste, tous les démons enfouis sous l'apparence de la carte postale. L'horreur des faits renvoie aux obsessions habituels de l'auteur, disparu en 2009 : la mort et le crime, le sacré et le sexe...
(Disponible aussi en livre de poche)


Un Juif pour l'exemple de Jacques Chessex
En 1942, les nazis d'opérette d'une petite ville de Suisse rurale trouvent une victime expiatoire et décident de passer à l'action.
Le nazisme ordinaire d'une petite localité rurale, peu montré habituellement, est décrit ici dans toute sa bêtise et petitesse. Les portraits des assassins, médiocres travaillé par la rancoeur, offre un contrepoint saisissant à la beauté des paysages.
(Disponible aussi en livre de poche)


Ils ont tués Pierre Overney de Morgan Sportès
Morgan Sportès revient sur l'assassinat du militant maoïste Pierre Overney par un vigile de la régie Renault à Billancourt.
Ouvrage un peu à part dans la collection en raison de caractère politique de l'affaire, il offre une vision très personnelle de mai 68 vu comme alliance objective des gauchistes et des libéraux contre le souverainisme gaulliste (face à l'OTAN) et le communisme du PCF. La description très hostile mais passionnante du maoïsme des années 70, de son implantation en milieu ouvrier, de la prévisibilité du drame qu'a été la mort d'Overney, s'appuie sur des témoignages précieux et inédits.


Les ballets roses de Benoit Duteurtre
A partir d'un scandale sexuel au sein du monde politique des années cinquante, Duteurtre, arrière petit fils de René Coty, interroge la société française à la veille de son basculement dans la modernité. Il analyse cette mutation ainsi que l'évolution de la perception de la pédophilie. Le récit du fait divers est entremêlé, un peu comme chez Emmanuel Carrère, à celui de la quête de l'auteur.


Aspen Terminus de Fabrice Gaignault
En 1976, Claudine Longuet, chanteuse envoutante de la fin des sixties, tue son amant champion de ski.
Les faits ne sont que peu explorés, mais sont prétexte à la description d'un moment historique éphémère, la cohabitation de la grande bourgeoisie, du show-biz, et de l'underground au sein de la station mythique d'Aspen. On croise une galerie de personnages fascinants : le chanteur Andy Williams, l'écrivain James Salter, le journaliste Hunter Thompson...

disparues-de-vancouver-10.jpg
Les disparues de Vancouver de Élise Fontenaille
Dans le quartier de Downtown eastside, soixante-neuf prostituées ont disparues. Élise Fontenaille enquête sur l'envers de la ville hôte des jeux olympiques de 2010.
La forme assez maniérée est assez déroutante au début, mais rapidement la force du récit épure l'écriture. La description d'un lumpen-prolétariat canadien, majoritairement indien, rongé par la prostitution, la drogue et la misère, mêlée au récit des militants et familles luttant contre l'oubli de ces victime, est très émouvante. La découverte de la vérité est une plongée dans l'horreur...

20/10/2010

Rencontre avec Olivier Cohen

carver.jpgRencontre avec Olivier Cohen autour de Raymond Carver
Dans le cadre du dixième anniversaire de la Librairie Passages
Jeudi 21 octobre à 19h
Librairie Passages
Réservations conseillées : 04.72.56.34.84


Olivier Cohen, premier éditeur français de Raymond Carver, est le fondateur des Éditions de l'Olivier qui fêteront leurs 20 ans l'an prochain. Il débute ses activités d'éditeur en 1975 en participant à la relance du Sagittaire, mythique maison de l'entre-deux-guerre, éditrice notamment des surréalistes. Aux côtés de Gérard Guégan et Raphaël Sorin, il publie entre autres les premiers Bukowski, Jérôme Martinet, Annie Lebrun, Alain Pacadis... L'aventure prend fin en 1979, mais la réédition régulière de nombreux titres originellement publiés au Sagittaire prouve l'importance de l'expérience malgré sa brièveté (Cf. Gérard Guégan, Ascendant Sagittaire, une histoire subjective des années soixante-dix, Éditions Parenthèses, un récit subjectif, comme l'indique le sous-titre, par un de ses acteurs essentiels).


Olivier Cohen rejoint ensuite Mazarine, puis Payot, maisons dans lesquels il publie les premières traductions françaises de Raymond Carver, avant de fonder les Éditions de l'Olivier. Il est resté fidèle à la maison qu'il a créé, exception faîte d'un bref passage à la direction du Seuil, propriétaire de l'Olivier, et dirige aujourd'hui une des plus belles maisons d'édition française.


Les Éditions de l'Olivier possèdent un des catalogues de littérature américaine contemporaine les plus intéressants, avec notamment Cormac McCarty, Jay McInerney, James Salter, Jonathan Franzen, mais aussi ouvert sur d'autres littératures, avec des auteurs comme Will Self, Jean-Paul Dubois (se précipiter sur Une vie française si vous ne connaissez pas), Christophe Honoré, Aharon Appelfeld, ou encore Jean Hatzfeld, auteur de bouleversants ouvrages sur le conflit yougoslave et le génocide rwandais.


L'Olivier, aussi éditeur de romans noirs, particulièrement au sein de la collection Soul Fiction dirigée par Samuel Blumenfeld, a publié entre autres Pete Dexter, Iceberg Slim, Georges Pelecanos.
A l'occasion de la publication des deux premiers volumes des œuvres complètes de Raymond Carver (sur six prévus), Olivier Cohen évoquera une figure et une œuvre majeure de la littérature américaine du XXe siècle.


ENTRETIEN AVEC OLIVIER COHEN, fondateur des Editions de l'Olivier


Quais du polar : Pour commencer, revenons sur votre parcours d'éditeur. Vous participez à l'aventure du Sagittaire (1975-1979) avec Raphaël Sorin et Gérard Guégan. Considérez vous cette expérience comme fondatrice ?


Olivier Cohen : Oui, ces années au Sagittaire ont été une formidable école pour le normalien que j’étais. Travail, amitié. Et qu’est-ce qu’on s’est amusé !


QDP : Vous collaborez alors à Subjectif, qui accorde une grande place à la littérature américaine. En quoi consistait votre participation à cette revue ? Est-ce de cette période que date votre passion pour cette littérature ?


O.C. : Ma participation à cette revue consistait principalement à stocker les invendus dans ma cuisine. (Non, je plaisante… Je me suis occupé d’un peu tout : le plus grand égalitarisme régnait à la Rédaction de cette revue, néanmoins dirigée d’une main de fer par Guégan). Quant à la littérature américaine, j’ai commencé à m’y plonger à l’âge de 14 ans.


QDP : Avez vous participé à l'édition des quatre ouvrages de Bukowski publiés à l'époque ?


O.C. : Oui, j’ai beaucoup travaillé sur les Bukowski [Contes de la folie ordinaire, Nouveaux contes de la folie ordinaire, et les deux volumes de L'Amour est un chien d'enfer].


QDP : Après votre passage aux Éditions Mazarine, puis Payot, où vous publiez pour la première fois Raymond Carver (nous y reviendrons), vous fondez en 1991 Les Éditions de l'Olivier. Quelle était votre ambition de départ ?


O.C. : Mon but était de piloter une structure ultra-légère afin de me concentrer sur l’essentiel, à savoir publier mes auteurs de prédilection, en m’appuyant sur un associé possédant un outil de diffusion puissant.


QDP : Pour les amateurs de romans noirs, votre nom reste associé à la découverte de Pete Dexter et de Iceberg Slim. Comment avez vous découvert ces deux auteurs (très différents) ?


O.C. : J’ai découvert Pete Dexter par hasard : un ami m’avait parlé de Paris Trout [Cotton Point], mais c’est surtout la lecture de Paperboy qui m’a décidé. En ce qui concerne Iceberg Slim, j’ignorais son existence jusqu’au jour où Sam Blumenfeld, qui dirigeait déjà la collection Soul Fiction à l’Olivier, m’en a parlé.


QDP : Quelle était le projet de départ de cette collection Soul fiction ?


O.C. : Soul Fiction reposait sur une idée simple : publier le meilleur d’une subculture noire née aux États-Unis au milieu des années 60, et qui, parallèlement au cinéma (« Blaxploitation ») et à la musique (le funk), a donné lieu à une littérature de genre très spécifique. George Pelecanos, lui, est blanc et d’origine grecque, mais il a su restituer mieux que quiconque ce climat et cette esthétique.


QDP : Alan Furst, écrivain américain de romans d'espionnage dans l'Europe du XXe siècle, occupe une place singulière dans votre catalogue.


O.C. : Alan Furst est, à ma connaissance, le seul auteur de romans d’espionnage dont les thèmes principaux - l’émergence des services secrets comme expression du fascisme et du stalinisme, les luttes fratricides en Espagne entre anarchistes, membres du P.O.U.M. et communistes, les activités clandestines du Komintern, etc. – me sont particulièrement chers.


QDP : Cormac McCarthy, écrivain venu lui aussi du roman noir, est sans doute aujourd'hui l'un des auteurs américains les plus connus en France. Avez vous apprécié l'adaptation de son roman par les frères Coen ?


O.C. : Je ne pense pas que Cormac McCarthy soit « venu du roman noir ». Il m’apparaît plutôt comme un descendant de Faulkner – quoique Méridien de sang doive beaucoup à Edgar A. Poe – et d’Herman Melville. Dans Le grand passage et Des villes dans la plaine, la référence à l’Antiquité (Homère, Virgile) me semble indiscutable. J’ajoute que Des villes dans la plaine est une allusion directe à Sodome et Gomorrhe, de Proust (je tiens cette précision de Cormac McCarthy lui-même).
J’ai beaucoup aimé No Country for Old Men des frères Coen.


QDP : Vous êtes l'unique éditeur français de Raymond Carver et vous semblez avoir un lien particulièrement fort avec cet auteur. Comment inciteriez vous ceux qui ne le connaissent pas encore à le découvrir ?


O.C. : En lisant Débutants [Débutants, premier volume de ses oeuvres complètes, est le manuscrit original, inédit jusqu'alors, d’un des livres les plus célèbres de Raymond Carver, Parlez-moi d’amour]


QDP : Carver est cité par beaucoup d'auteurs comme une référence. Quels écrivains contemporains vous semblent ses descendants les plus directs?


O.C. : Carver n’a aucun descendant, bien que nombreux soient ceux qui se réclament de lui.


QDP : Que pensez vous de l'adaptation cinématographique qu'a réalisé Robert Altman de certaines de ses nouvelles dans Short Cuts ?


O.C. : Short Cuts est une trahison complète du style et de l’univers de Carver . C’est aussi un des meilleurs films de Robert Altman. Je pense que Carver aurait adoré.


QDP : Pour terminer, si vous voulez citer un auteur, un livre et/ou un film que vous estimez injustement méconnu...


O.C. : Un auteur, B. Traven (auteur, entre autres, du Trésor de la Sierra Madre).
Un livre : Celle-qui-court-sur-les-vagues, d’Alexandre Grine. Traven et Grine ont pour seul point commun d’avoir appartenu tous deux au mouvement anarchiste.
Un film : Wild boys of the Road, de William Wellman (1933).


Entretien réalisé par courrier électronique le 19 octobre 2010.


Remerciements à Olivier Cohen et Pierre Hild des Éditions de l'Olivier, à Philippe Fusaro et Éric Fitoussi de la Librairie Passages.

Olivier McCarty.gif
Quelques ouvrages cités.
Débutants. Raymond Carver. L'Olivier. 2010.
Paperboy. Pete Dexter. L'Olivier. 1995.
Cotton Point. Pete Dexter. L'Olivier. 1998.
Pimp. Iceberg Slim. L'Olivier. 1998.
Le Grand passage. Cormac McCarthy. L'Olivier. 1997.
Méridien de sang. Cormac McCarthy. L'Olivier. 1998.
Des villes dans la plaine. Cormac McCarthy. L'Olivier. 1999.
Les oeuvres de Georges Pelecanos et Alan Furst sont publiés aux Editions de l'Olivier.
Les oeuvre de B. Traven sont disponible entre autres à La Découverte et en 10/18. L'Insomniaque a publié en 2008, Insaisissable : les aventures de B Traven.

18/10/2010

Polar africain

polar africain.jpgSi vous êtes un lecteur de polar blasé, si les rues de New York, Londres ou Paris vous sortent par les trous de nez, si les archétypes du flic ou privé occidentaux vous fatiguent, tentez un détour par l'Afrique, continent injustement méconnu de la planète polar, exception faite de l'Afrique du Sud, que Deon Meyer et Zulu de Caryl Ferey nous ont rendu plus familière.

Pour vous guidez dans vos lectures, l'homme de la situation est Janis Otsiemi, écrivain gabonais et animateur de l'excellent blog Le Calibre noir, consacré au roman policier africain.Son dernier roman La bouche qui mange ne parle pas, itinéraire d'un jeune délinquant à sa sortie de prison, est remarquable par la richesse de sa langue, l'inventivité de son vocabulaire et la drôlerie de ses expressions et proverbes. L'auteur, qui y vit, décrit admirablement Libreville, cité cosmopolite rongée par les mêmes maux que toutes les villes du monde : criminalité, prostitution, corruption, chômage, auxquels s'ajoutent les fléaux spécifiques à l'Afrique contemporaine : détournement de la mane pétrolière, délabrement des infrastructures, néo-colonialisme...


« Le polar est pour moi un prétexte. J'utilise ses ficelles pour donner ma vision du monde, pour « doigter » (toucher du doigt) la société gabonaise et lui faire avouer ses secrets les plus misérables tels que la concussion, le népotisme, le tribalisme, la gabegie, les crimes rituels » (Libération, 7 octobre 2010).

Nourri à la double source du polar français, auquel il emprunte le goût de l'argot, de la marge, de la description sociale, et du polar américain, pour la vision sombre et pessimiste du monde, il se revendique avant tout héritier du père fondateur du roman policier africain, Abasse Ndione, auteur notamment de Ramata, disponible en Folio policier chez Gallimard.Si ce n'est déjà fait, deux auteurs et un continent à découvrir d'urgence...


Janis Otsiemi. La Bouche qui mange ne parle pas. Editions Jigal polar. 15€
Blog Le Calibre noir :
www.calibrenoir.blogspot.com

17/10/2010

Procès Lalie Walker

aux-malheurs-des-dames.jpgDans l'affaire opposant Lalie Walker, auteure de Aux malheurs des dames, aux gérants du Marché Saint-Pierre, le tribunal rendra son jugement le 19 novembre prochain.

Récit de l'audience, interviews de Lalie Walker et de son avocat, Emmanuel Pierrat, sur le site de Rue 89 :

http://www.rue89.com/2010/10/16/le-marche-saint-pierre-co...

15/10/2010

La Huitième vibration

couv-8e_vibration.jpg

Carlo Lucarelli, auteur de polar italien, s'éloigne du genre avec La Huitième vibration (Métailié), son dernier roman. Il narre dans un roman choral la conquête de la corne de l'Afrique par l'Italie à la fin du XIXe siècle.

Toutefois, la tradition du polar reste présente à travers le personnage d'un militaire à la poursuite d'un tueur d'enfants sous une chaleur harassante.

Cette fresque historique, à la fois roman policier, roman d'amour, récit de guerre, et portrait de l'Italie coloniale, dévoile un pan de l'Histoire encore aujourd'hui méconnu.

Serge Quadruppani, traducteur du roman, est aussi l'auteur d'un récent et remarqué roman noir, Saturne, publié aux édition du Masque.

Lire la critique de Fabio Gambaro sur :

http://www.lemonde.fr/livres/article/2010/10/14/la-huitie...

Dernière minute

au bonheur.jpg

 

 

 

Sophie Di Ricci dédicacera son polar Moi comme les chiens (Moisson rouge)

Samedi 16 octobre à partir de 15h

Librairie Au bonheur des ogres
9, grande rue de Vaise
69009 Lyon

14/10/2010

Soutien à Lalie Walker

_MG_2911-1[1].jpgLalie Walker, invitée de la dernière édition de Quais du polar, comparait demain vendredi, ainsi que son éditeur Parigramme, devant la 17e chambre du Tribunal Correctionnel de Paris. Ils sont en effet tous deux poursuivis en diffamation par les gérants du marché Saint-Pierre, cadre de son dernier roman, Aux malheurs des dames.
Les plaignants réclament deux millions d'euros de dommages et intérêts ainsi que l'interdiction du livre.
Défendue par Maître Emmanuel Pierrat, Lalie Walker, explique que le Marché Saint-Pierre n'est que le décor dans lequel se déroule une fiction née de son imagination.
Pour la soutenir, rendez-vous demain à 13h30, 6 boulevard du Palais, salle d'audience de la 17e chambre du Tribunal Correctionnel de Paris.

Photo droits réservés. Copyright Les Pictographistes.

Forum R.J. ELLORY

Roger_John_Ellory.jpgSuite à l'annonce de la venue à Lyon le mercredi 17 novembre prochain, à la librairie Passages, de R.J. Ellory, nous avons assisté à un débat passionné sur Facebook autour de l'oeuvre de cet auteur.


Ses détracteurs lui reprochent d'être ennuyeux, sans originalité, de bénéficier de « l'effet Sonatine », ou encore de la proximité de son nom avec celui de James Ellroy.


Lors de la parution du premier roman d'Ellory chez Sonatine, en 2008, nous avons salué la qualité du travail éditorial de la jeune maison d'édition, tant sur la forme que sur le choix des textes publiés.
Seul le silence nous a séduit par sa force, son originalité, et la qualité de son écriture.

Vendetta, publié l'an passé, a pour nous confirmé la naissance d'un auteur, avec un style, une construction passionnante, et surtout une ambition exceptionnelle. Ellory cherche en effet à embrasser un demi-siècle d'histoire des Etats-Unis à travers le parcours du personnage principal, avec une ampleur narrative digne de La Griffe du chien de Don Winslow, ceellory les_anonymes.jpg qui est relativement rare dans le roman noir contemporain.


Le débat est ouvert...

Nous vous invitons à poursuivre la discussion dans un cadre moins contraignant. Vous pouvez vous exprimez, donner votre avis grace à la rubrique « commentaires » ci-dessous, que ce soit sur les deux premiers romans d'Ellory, désormais disponibles en poche, ou sur son dernier roman, Les anonymes, qui vient de paraître, toujours chez Sonatine.

 
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