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20/09/2010

Merci pour le chocolat

18407437_jpg-r_760_x-f_jpg-q_x-20050203_065330.jpgCe soir à partir de 20h40, Arte rend hommage à Chabrol. La soirée débute avec Les Fantômes du chapelier, film de 1982 à l'humour très noir, avec Charles Aznavour et Michel Serrault, d'après le roman de Georges Simenon (disponible au Livre de Poche), suivi de Merci pour le chocolat, et enfin du documentaire consacré au cinéaste par André S. Labarthe dans le cadre de la série Cinéastes de notre temps.

Merci pour le chocolat est, après La Rupture, la deuxième adaptation par Claude Chabrol d'un roman de Charlotte Armstrong (disponible chez Rivages). L'intrigue est toutefois délocalisée en Suisse, et le personnage incarné par Dutronc, peintre dans le roman, est ici pianiste. On ne peut toutefois s'empêcher de songer à Van Gogh, tant la solitude de l'artiste fait écho avec celle du héros du film de Maurice Pialat.

Le film débute par un mariage dans le milieu de la grande bourgeoisie industrielle. Tout semble confortable, apaisée, à l'image des bords du Léman, cadre idéal d'une mise en scène elle-même extrêmement fluide. Mais, rapidement, les fissures apparaissent, l'onctuosité et la sérénité laisse progressivement la place à l'inquiétude et à l'angoisse dans l'esprit du spectateur.

Le soupçon se généralise aussi entre des personnages qui souffrent tous d'un manque, d'une amputation ou d'un deuil. La souffrance est autant physique (accident, brûlure, entorse...), que mentale (insomnie, névrose, voire psychose). Le secret est omniprésent, chacun en est détenteur et victime.

Au centre de l'action, trône le personnage incarné par Isabelle Huppert, qui, aux sens propre et figuré, tisse patiemment sa toile. La symbolique de la tâche, de la souillure est elle aussi omniprésente.

Chabrol explore au delà des apparences, les failles et abîmes d'une bourgeoisie à laquelle on a si souvent associée son œuvre. Il sait aussi se faire plaisir : Il disserte à travers Dutronc sur l'art du piano, ou celui de la fourchette, s'amuse à travers le personnage du fils de la bêtise télévisuelle, ou encore rend hommage à ses maîtres en citant leurs films : Le Secret derrière la porte de Fritz Lang, et La Nuit du carrefour de Jean Renoir.

Le Cinéma Opéra (6, rue Joseph Serlin, Lyon 1er), rend aussi hommage à Claude Chabrol avec une programmation de huit films, dont le sous estimé Rien ne vas plus, Betty, polar psychologique adapté de Simenon avec Marie Trintignant et Stéphane Audran, ou encore La Cérémonie.

000607057.jpgToujours à Lyon, le Cinéma (impasse Saint-Polycarpe, Lyon 1er), présente un classique de film noir, Crime passionnel d'Otto Preminger, avec Dana Andrews, déjà actrice du mythique Laura.

Enfin, Claude Chabrol a préfacé Le Tonneau, de Freeman Wills Croft, un classique de la littérature policière réédité chez Rivages au printemps dernier. Un ancêtredu roman  à énigme à découvrir absolument...

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