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07/01/2010

Concours de Nouvelles - Prix Agostino 2010

 

 

Dès aujourd’hui, chacun peut participer à ce grand concours d'écriture et concourir au prix « Agostino » qui sera remis en public à l’occasion du festival Quais du Polar de Lyon ( du 9 au 11 avril 2010). La nouvelle lauréate sera publiée par notre partenaire média et sur le site internet de Quais du Polar.

 

 

« Dernier appel avant embarquement! »

 

Avion, tour de contrôle, zone publique, zone réservée, salle d'embarquement... L'aéroport est un lieu de vie foisonnant, une ville dans la ville où tout peut se passer. Inspirez-vous en pour construire une histoire, une intrigue, un fait divers, une anecdote, une histoire comme bon vous semble…

 

 

Les règles du jeu :

 

LE FOND :

Un polar, mais le polar est un genre généreux et le champ vous est libre; de l’intrigue policière au fantastique, de l’humour grinçant au drame, du gris au noir le plus profond.

 

LA FORME :

À vous de la choisir pour servir votre propos, le soliloque, le dialogue, la lettre plus ou moins ouverte, la scène de théâtre, l’article de journal.

 

UNE LONGUEUR :

6.000 signes maximum, espaces compris. Indiquez le nombre de signes à la fin de votre nouvelle.

 

UN TITRE :

À vous de le choisir.

 

UNE DATE LIMITE :

Texte obligatoirement dactylographié, envoyé de préférence par e-mail, remis le 8 mars 2010 au plus tard (affranchissement ou date d'envoi de l'e-mail faisant foi). Les coordonnées de l’auteur avec nom, prénom, date de naissance et adresse doivent impérativement être indiquées.

 

ADRESSE :

E-mail : nouvelles@quaisdupolar.com


Courrier : Quais du Polar, « Concours de nouvelles », 20 rue de Constantine - 69001 Lyon.

Commentaires

Respect your reflect

Style court métrage à la Hitchcock dans la 4 ieme dimension : Fantastique-Suspense

Un soir, de nuit, sous les trompes d’eau, un homme, très smart, sort d’une voiture luxueuse en courant, pour rejoindre son domicile. Une maison également très luxueuse. Il est complètement trempé. Il se déchausse et se dirige vers la salle de bain, se place devant le miroir et commence à se déshabiller. Une flaque s’est formée à ses pieds à cause de l’eau qui ruisselle de ses vêtements. Quand soudain la foudre s’abat sur l’alimentation électrique de sa demeure. Un éclair parcourt l’installation électrique pour jaillir d’une prise murale située a mi—hauteur juste derrière l’homme. Elle le transperce de part en part, pour terminer sa course dans le miroir. L’homme en question est parcouru de soubresauts avant que les plombs ne disjonctent. Il reste un cours instant stupéfait, puis se décide à quitter la salle de bain. Mais le reflet dans le miroir, lui, reste immobile, toujours stupéfait. Puis le reflet s’anime, palpe son corps et prend conscience qu’il vient de prendre vie. La lumière réapparaît.

L’homme reprend sa place devant le miroir, reprend son activité, en même temps que le reflet joue de nouveau parfaitement son rôle de reflet. Fondu noir enchaîné.

Le matin l’homme se lève et se retrouve une fois de plus face à son reflet de la salle de bain qui fait le reflet. Puis l’homme quitte la pièce. Le reflet redevient autonome, sourit, manifestement heureux d’exister en tant qu’individus. Fondu noir enchaîné.

Dans l’après midi le reflet s’ennui ferme, il tourne en rond dans son espace clos. Fondu noir enchaîné.

Le soir l’homme rentre de nouveau dans la salle de bain. Le reflet joue son rôle de reflet. L’homme quitte la salle de bain, le reflet souffle de nouveau d’ennuis, et s’énerve. En s’énervant, il découvre, à cause d’un geste ample, qu’il peut traverser le miroir. Fondu noir enchaîné.

Au matin encore l’homme devant son miroir et son reflet qui fait…reflet. L’homme quitte la demeure.

Alors le reflet décide de sortir explorer la maison. C’est une suite de scène, on ne le voit pas se déplacer d’un endroit à un autre. Il est curieux et intrigué par tous ce qu’il découvre, il manipule tout de façon très ingénue et en observant pour pouvoir utiliser.

Il fouille dans les affaires, essaie des vêtements, et veut se regarder dans le miroir mais le reflet n’a pas de reflet. Il remet méticuleusement tout en place. Puis il explore la cuisine, ouvre le frigo, sent et goûte des aliments. Manifestement il aime découvrir la vie, cela l’amuse. Puis il explore le salon et alors qu’il manipule des bibelots, le mécanisme de l’horloge se déclenche, ce qui le panique. Il s’arrête, tourne le regard vers l’horloge qui sonne. On voit l’heure sur le cadran. Enfin, tout ne redevient que silence et calme dans la maison. Il reste encore immobile pendant quelques secondes puis reprend son exploration. Puis, il prend la télécommande de la télé et par inadvertance appuis sur l’un des boutons, ce qui allume le poste. Il regarde, s’intéresse, touche l’écran, comprend le fonctionnement de la télécommande. De nouveau l’horloge sonne. Cette fois-ci, il n’est pas effrayé mais regarde tout de même attentivement l’horloge, curieux est intrigué. L’horloge indique une heure de plus. Il recommence à s’intéresser à la télé.

Ensuite il est près de la chaîne hi-fi, qu’il allume, trifouille les boutons, hausse le son et tombe sur une musique qui manifestement rend compte d’une certaine sensibilité de sa part.
Puis, on le retrouve près de la bibliothèque, d’où il extrait un livre maladroitement.

On le retrouve près d’une grande baie vitrée depuis laquelle, il regarde l’extérieure.
A cet instant l’horloge sonne mais il n’y prête plus attention. Le cadran indique 17 heures. Il regarde la voisine super bonne. Il la regarde de haut en bas. Mais elle ne voit pas. A ce moment il voit la voiture de l’original qui se gare devant son domicile. Pris de panique il cherche à éteindre la télé, la chaîne Hi-fi et à ranger tous ce qui n’a pas été rangé. De temps à autre il observe, depuis ou il se trouve, par la baie vitrée l’homme qui parle à la voisine, ils échangent des sourires. Puis l’homme entre chez lui. Le reflet se cache de justesse et de façon très habile parvient à esquiver l’homme pour pouvoir rejoindre le miroir. Fondu noir enchaîné.

Matin homme miroir reflet. L’homme part de la maison et se dirige vers la voiture. Le reflet le regarde partir par la fenêtre. L’homme s’arrête et discute quelques instants avec la voisine. Echange de sourires. Le reflet baisse la tête et semble triste. L’homme part en voiture. Le reflet déambule dans la maison et intrigué décide de sortir dehors, dans le jardin de derrière. Il découvre, la chaleur du soleil, touche l’herbe, sent des fleurs. Manifestement il kif. Puis on le retrouve allongé en petite tenue sur une chaise longue, au bord de la piscine avec un verre à la main. Il se lève et pique une tête dans la piscine.

On le retrouve dans la maison, regarde l’horloge qui sonne (17h) et s’approche de la baie vitrée. La voiture de l’homme arrive. La voisine arrive à sa rencontre. Ils discutent et échangent des sourires. Elle prend des positions disons équivoques. (Genres ressort ses seins phénoménaux, cambre le dos, etc…). Lui s’approche d’elle et elle pose une main sur son torse. Puis tous deux se dirigent vers la maison au drôle de reflet. Le reflet triste s’écarte de la fenêtre pour rejoindre son miroir.

Dans la soirée, on retrouve l’homme et la voisine dans un dîner en tête à tête. Lui, lui fait du baratin, genre lui teint la main l’embrasse dans le cou, elle plisse les yeux et sourit. Le reflet, posté derrière l’entrebâillement de la porte, espionne le couple, les points et les dents serrés de colère. Puis le couple se lève, s’embrasse et commence à se déshabiller pendant qu’ils atteignent la chambre, tout en continuant à être observé. Le couple se retrouve au lit et le reflet entrouvre la porte pendant qu’ils font la chose. Fondu noir enchaîné.

Matin homme reflet miroir. L’homme part de la maison en voiture. La voisine l’embrasse et retourne chez elle. Le reflet les observe par la fenêtre. Le reflet décide de sortir voir la ville et découvre toujours aussi intrigué et curieux le monde. Au coin de la rue, il remarque un vendeur ambulant de hot dog qui sert un client pendant qu’il se fait payer. Tête légèrement inclinée, le regard du reflet est fixe et parcourus par un éclair, ses yeux se plissent. Il déambule dans les rues, regarde des monuments, les statues, s’amuse des pigeons ou bien des enfants qui crient, courent ou jouent au foot dans les parcs. Puis il rentre dans un magasin de vêtements. Observe une caissière qui prend les billets d’un client et lui rend la monnaie en échange de l’article. Ensuite il se dirige vers les rayons et regarde un article, en s’attardant sur l’étiquette cartonnée ou figure le prix, puis il tourne la tête vers la caisse. Bref il a compris.

Puis, sur le chemin du retour vers le domicile, par hasard, il croise dans la rue, l’original au volant de sa voiture, qui se dirige lui aussi vers le domicile. Alors le reflet part en courant à travers les rues pour arriver avant l’original. L’homme commence à avoir chaud, il ouvre la vitre de son véhicule. Le reflet coupe à toute allure une avenue en pleine circulation. Une voiture pile devant lui ; dans un réflexe, il saute sur le capot, glisse dessus, avant de heurter le pare-brise, rebondis contre et éjecté, roule sur la chaussée. Il se relève aussitôt, contrôlant suffisamment sa chute, regagne le trottoir en courant, détalle au milieu des passants et bouscule une femme les bras chargés de courses qui laisse s’échappées les sacs sur le sol. Les provisions roulent à terre, alors que le reflet se trouve déjà bien loin au milieu des badauds. Il bifurque sur la droite et disparaît dans une petite ruelle. L’original, dans sa voiture, perle de sueurs le souffle court. Le reflet court dans la ruelle qui est un cul de sac et qui se termine par une palissade. L’homme arrive à son domicile, mais inquiet et effrayé par ce malaise sans raison, une main sur le cœur, l’autre prenant appui de trois doigts sur l’aile avant, il prend le temps d’une pause après s’être extrait de son véhicule. Le reflet d’un bond attrape le haut de la palissade et l’escalade, saute de l’autre côté. Et se retrouve dans le jardin arrière de la maison. L’original, lui, se dirige péniblement vers son domicile.
Le reflet et l’homme franchissent au même moment les deux seuils de la maison (Arrière et entrée principale).

Ils manquent de se retrouver nez a nez dans la maison, mais une fraction de seconde avantage le reflet qui, une fois encore, parvient à rejoindre le miroir. Fondu noir enchaîné.

Il fait nuit, l’homme dort dans sa chambre et on voit l’heure du réveil : 3h23. Le reflet fouille discrètement dans la maison et trouve le portefeuille de l’original. Il lui dérobe une liasse de billets, manifestement satisfait. Fondu noir enchaîné.

Le reflet se promène dans la ville. Il achète une paire de lunettes de soleil. On le voit boire un verre à la terrasse d’un café. On le retrouve au cinéma, pop-corn a la main, vu de face dans la pénombre, on devine une larme sur sa joue, puis un rire sur son visage éclairé par flash dû à la lumière de la projection (mais on ne voit pas l’écran). Il continue à se promener, achète des trucs, glace à la vanille par exemple, en somme y profite de la vie. On le voit nettement moins ingénue, plus allése et tranquille. On le retrouve à visiter un musée, buste bombée, très fier. Puis on le voit tranquillement surgir de derrière la palissade et traverser le jardin arrière. On le retrouve dans la cour avant, à l’abri des regards, qui observe la voisine, s’apprêtant à aller la voir. Mais, le coupant dans son élan, l’homme arrive en voiture. (Petit coup de klaxon à l’ intention de la voisine). Elle lui saute au coup. Le reflet est encore manifestement très, très en colère. L’homme va passer le reste de la soirée chez la voisine.

Le reflet regarde dans la maison cherchant manifestement quelque chose qui puisse lui être utile. On le retrouve dans le jardin arrière, près de la remise qui ci trouve. Il y découvre des aglots qu’il transporte jusqu’au miroir. (sans que l’on puisse dire ce qu’il va en faire.) Fondu noir enchaîné.

Matin homme miroir reflet. L’original baisse la tête durant une seconde. Le reflet s’est fabriqué un trépied avec les aglots afin de pouvoir jaillir sur l’homme. Ce dernier voit stupéfait le reflet bouger de façon autonome. Sans avoir le temps de réagir, le reflet lui saute dessus à travers le miroir dans un bond. L’agresseur saisi sa victime à la gorge, et prit par son élan le fait basculer en arrière. Le reflet l’étrangle et lui cogne violemment la tête contre le carrelage. L’homme meurt. Le reflet enterre l’homme dans le jardin. Fondu noir enchaîné.

On retrouve le reflet, au matin dans le lit de la chambre au côté de la voisine. Va devant le miroir et cette fois ci le reflet a un reflet. Il se dirige vers la sortie de la salle de bain, s’arrête, fait une mimique surprise de doute, retourne en arrière, regarde son reflet quelques instant dans les yeux, touche le miroir du bout des doigts qui bien sur est impénétrable. Alors il rigole, ce met un faux coup de point au menton ce qui entraîne un mouvement circulaire de la tête sur le côté et s’en va. La lumière s’éteint. Puis quelques secondes plus tard, dans la pénombre, on aperçoit le reflet du reflet sortir le buste du miroir et vérifier du regard que personne n’est plus là… Fondu noir enchaîné.

Conclusion: Respect your reflect mec !...

THE END

Écrit par : Jeyssey | 20/03/2010

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