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26/11/2009

Le coin d'Apollon Cardon

 

 

Le coin d’Apollon Cardon

 

Il y a quelques temps, j’ai pas hésité à monter les pentes pour aller dans une salle prêtée par madame Nathalie Perrin-Gilbert, une bien gentille chenuse. C’était pour l’assemblée générale du festival Quais du polar. Vous connaissez ? Rien que du beau monde, il y avait même des parisiens, mais comme le dit Chignol : « tout le monde y peut pas être de Lyon, il en faut bien d’un peu partout » de St Etienne par exemple (un à zéro pour l’OL) ou de Marseille (5/5), on aurait pu gagner mais on s’est dévoué pour le spectacle, de Grenoble (1/1), faut bien les aider. Bon, vous allez dire : « Y va pas bientôt nous parler de polar ! »

Attendez, juste avant, vous connaissez le Gang ? Si oui, vous avez déjà adhéré à cette joyeuse bande de polardeux, alors j’attends vos réactions à mes billets : tuyaux, bouquins, coups de gueule, restos, librairies… Si vous ne connaissez pas le Gang, rejoignez le, allez voir sur le site du festival, qui vous prépare un chouette mois d’avril.

C’est pas le tout, il faut que je vous parle de polars. Alors, il faut que vous sachiez qu’un éditeur parisien (Mango) vient de lancer « Chambres noires » une collection de romans policiers pour les gones qui repose sur ce que mon ami Grenier (vous savez « L’ordinatueur » chez Rageot) appelle "le roman à énigme", celui qui oblige les auteurs à construire des intrigues au lieu de prendre un fusil et de tuer tout le monde à la fin de la noce (suivez mon regard). Dans cette chambre noire, il y a un polar lyonnais « Le voleur masqué » premier roman  d’André-François Ruault, éditeur bien connu à Lyon pour ses productions en SF et sa Bibliothèque rouge (une vie de Sherlock Holmes à venir). L’action du « Voleur masqué », qui s’inscrit dans un hommage aux six compagnons de la Croix-Rousse, se passe entièrement chez les Chartreux. De plusieurs choses l’une (l’autre étant le Soleil comme disait René Char), ou bien vos gones ou fenottes étudient par là bas, ou bien vous n’êtes pas en bons termes avec le Pape et vous imaginez des tas de trucs pas catholiques, mais lisez le avec les enfants, car je ne vous révélerai rien de l’énigme, bandes de profiteurs !

Comme je vous sens un peu amorphes, je vous conseille une fois de plus, et ce sera pas la dernière, de plonger dans un James Lee Burke. Je viens de lire en TGV « Une saison pour la peur », où j’ai retrouvé ce sacré flic catho cajun de Dave Robicheau, sa violence, ses confessions, ses mauvaises fréquentations, son amour de tout ce qui vit et meurt dans ce beau pays de Louisiane, entre solide et liquide. Une forte et insupportable scène de passage à la chaise électrique suffirait à rejeter la peine de mort, même si, comme un célèbre procureur de la République d’autrefois, il faudrait que « messieurs les assassins commencent ».

 

Dans un prochain billet, je vous parlerai d’une nouvelle collection  de polars pour adultes, hélas parisienne et d’un premier roman du genre d’une amie talentueuse. Attention, j’ai pas dit talent-tueuse !

Et c’est ainsi que les cardons sont au rendez-vous du quai Saint Antoine, que je vais au club Victor Hugo avec un T Shirt du Gang, que le Beaujolais nouveau est parti chez les parisiens et les Japonais, pour nous laisser les Chirouble, Juliénas, Moulin à Vent, Fleurie, Chénas, Régnié (de chez Lagneau), Morgon (cher à Bérurier), Saint Amour, Brouilly et Côte de Brouilly. Mais à la différence du vin, le (bon) polar doit se consommer sans modération.

Votre suprême

(de volaille, sans rapport

avec la maison poulaga).

Apollon Cardon 

 

 

 

 

 

 

 

 

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