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29/10/2009

Apollon Cardon

Le coin d’Apollon Cardon

 

« Blackberry blues », c’est pas le titre d’une chanson de country, ni la marque d’un palm pilot, mais, bande de truffes au foie d’oie, c’est un vieux James-Lee Burk, et de son double Dave Robicheau, qui la joue cette fois sans son insigne, mais toujours la même humanité et la capacité à vous faire sentir la poésie des bayous de la Nouvelle Orléans. Avec mon ami Jean-Baptiste Evette, auteur d’un excellent roman que je qualifierai de policier dixneuviémiste « Jordan fantosme » (Folio) et de quelques autres, nous avons entrepris d’acheter et lire l’intégrale de cet écrivain récemment célébré par Bertrand Tavernier, sans doute une des plus belles plumes littéraires du roman noir. Car on peut être un remarquable auteur de romans policier sans aucun style. Tenez, par exemple, je viens d’achever  « Le poète » (Points Seuil Policiers) de Michael Connely. C’est superbement mené, ficelé, emballé, astucieux, vicieux, aussi pervers que certains de ses protagonistes, bourré de chutes et rechutes. C’est du polar grand art, mais Connely écrit comme un journaliste : court, sec, chirurgical, efficace mais à plat.

Bon, c’est pas le tout les gones, mais j’ai quitté Lyon pour aller en Israël et Jordanie, afin de pousser la conscience professionnelle au délire maximum en lisant in situ  Batya Gour, écrivain (vous essaierez en vain de me faire écrire « écrivaine ») israélienne. Pour les pères la grolle qui n’ont pas étudié le latin avec Bérurier, In situ n’est pas une cité de par là bas, son roman « Meurtre à l’université » (Livre de poche) se passe à Jérusalem. C’est de l’Agatha Christie  sortie du tombeau, à tort. En revanche, dans une bibliothèque privée de Tel Aviv, je suis tombé sur « Le trésor du rabbin » de … Thierry Jonquet. Ce n’est pas un policier, mais plutôt un roman historique, qui plonge dans la Pologne des années 20, quatre héritiers d’un pauvre rabbin qui a écrit un curieux bouquin. Quatre beaux portraits : une tchékiste (c’était pas une tchèque bande d’ignorants), un mafieux fraîchement repeint aux couleurs de l’oncle Sam, un sioniste convaincu et un français déjuivé, comme auraient dit le maréchal Pétain et le cardinal Gerlier. Contexte historique, aventures, humour et surtout, une chute astucieuse dont je ris encore. Merci Thierry, peut-être que tu es auprès du vieux bonhomme qui a acheté « Le trésor du rabbin » pour que l’humanité ne puisse en pâtir.

Bon, j’ai la gueule de bois à cause de la pitoyable prestation de l’OL, je viens de recevoir le règlement du concours jeunesse de Quais du polar, le Beaujolais nouveau va bientôt faire des trous dans les estomacs parisiens, sur ma table de chevet, il y a le dernier Indridason, trois JL Burke et un premier roman policier jeunesse d’un lyonnais André-François Ruaud, dot je vous narrerait la quintessence dans un prochain billet. Après que l’OL aura mis la pâtée à St Etienne : il faut être chauvin, mais avec modération.

Votre épatant

Apollon Cardon

Le dieu lard (la faute est volontaire, tas de fiflots) du marché Saint Antoine.

 

 

25/10/2009

Mercredi 28 octobre

DISCUSSION AUTOUR DE L'OEUVRE DE THIERRY JONQUET

Mercredi 28 octobre à 19h
Animée par Joël Bouvier et Lucie Diondet

Le Tasse-Livre
38 rue sergent Blandan
69001 Lyon
Tél : 04 72 10 02 74

Thierry Jonquet est né à Paris le 19 janvier 1954 et mort à Paris le 9 août 2009.

Auteur du polar contemporain, il a écrit des romans noirs où se mêlent les faits divers et la satire politique et sociale.

Thierry Jonquet a eu une enfance marquée par le cinéma. Il fait ses études secondaires au lycée Charlemagne à Paris, puis étudie la philosophie à l'université de Créteil et plus tard l'ergothérapie. Il travaille ainsi en gériatrie. Devant le spectacle de la mort omniprésente, il commence à écrire pour raconter l'horreur et pour rendre hommage à un pensionnaire avec qui il s'était lié d'amitié. Puis il est expédié par l'Education nationale dans les cités de banlieue nord-parisienne où il a en charge une classe de section d'éducation spécialisée. Ces métiers l'ont mis en contact avec les "éclopés de la vie". Lorsque Thierry Jonquet découvre assez tardivement les romans de la Série Noire, il peut faire le lien entre la violence du réel et la violence littéraire. Si les romans sont de pures fictions où il réinvente la réalité, il puise dans les faits divers, en revendiquant une totale liberté. Son roman Moloch lui a ainsi valu un procès.
Bien que ses romans mettent en scène une société malade qui engendre la violence, la haine, le désir de vengeance, Thierry Jonquet refuse de porter l'étiquette d'auteur engagé, ses convictions ne s'expriment que très discrètement dans son œuvre. Scénariste et romancier, son roman Les orpailleurs a donné naissance à une série télévisée, Boulevard du Palais. Ses romans sont autant de merveilles de construction, d'angoisse et d'intelligence narrative.

Son premier livre, Mémoire en cage, est paru en 1982. Mygale est actuellement en cours d'adaptation au cinéma par le réalisateur espagnol Pedro Almodóvar, sous le titre La Piel que habito.

« J'écris des romans noirs. Des intrigues où la haine, le désespoir se taillent la part du lion et n'en finissent plus de broyer de pauvres personnages auxquels je n'accorde aucune chance de salut. Chacun s'amuse comme il peut. ». Thierry Jonquet.

News

Le cercle de lecture QUAIS DU POLAR s'agrandit et vous donne désormais rendez-vous au Café Le Tasse-Livre tous les derniers mercredi du mois à 19h pour des discussions, rencontres, lectures, coups de coeur autour des littératures policières. Ces rendez-vous sont gratuits et ouverts à tous.

Rendez-vous dès mercredi prochain pour rendre hommage à l'œuvre de Thierry Jonquet, décédé en août dernier.

Des rendez-vous à ne surtout pas manquer !

Pour les enseignants

 

Bonjour,

 

Voici la programmation de la journée professionnelle du 21 septembre pour ceux et celles qui n’ont pas pu venir, et le planning 2009/ 2010 des différents concours Quais du Polar

 

 Sandrine Derouet-Graufel (responsable programmation jeunesse )

 

calendrier Journée professionnelle Quais du Polar.doc

 

doc. journ-e professionnelle[1].pdf

 

 

 

 

14/10/2009

Rencontre

RENCONTRE AVEC L’AUTEUR

 

 

CARLOS SALEM

 

 

 

 

Le 15/10 à 17h à la librairie Au Bonheur des Ogres

 

Dédicace autour de son roman Aller Simple. Traduit de l’espagnol par Danielle Schramm,

éd. Alvik, coll. Moisson rouge.

 

« C’est une histoire de dingues et personne n’y croira, mais c’est génial ! » s’écrie l’un des personnages de cet Aller simple, roman… plutôt dingue et donc assez génial de Carlos Salem.

On connaît le polar déjanté, ceux de l’Américain Iain Levinson, de l’Italienne Grazia Verasani ou du Français Jean-Bernard Pouy. On découvre aujourd’hui la loufoquerie pure, grâce à cet auteur argentin basé en Espagne, et pour la première fois traduit en français.

Martine Laval, TELERAMA.

 

Au Bonheur des Ogres

9 Grande rue de Vaise - Lyon 9

www.aubonheurdesogres.com

 

www.espaces-latinos.org

13/10/2009

News

C'est parti pour la première édition du Grand Lyon Film Festival de l'Institut Lumière,  fidèle partenaire Quais du Polar !

En plus des films du cycle « Art of Noir », sélectionnés par Eddie Muller et présentés par Philippe Garnier, l’Institut Lumière vous propose une sélection de polars présentés par les plus grands cinéastes.

Et puis, dans le cadre de Belles Latinas, le festival des littératures d'Amérique du sud, Carlos Salem est de retour à Lyon. Présent en mars dernier à Quais du Polar, l'auteur argentin, lauréat du prix du meilleur premier roman de la célèbre « Semana Negra » de Gijón sera jeudi en dédicace à la librairie Au Bonheur des Ogres.

 

Des rendez-vous à ne surtout pas manquer !

L'équipe de QUAIS DU POLAR

 

www.quaisdupolar.com

 

 

LUMIERE 2009

 GRAND LYON   

 FILM FESTIVAL


13/18 octobre


Luc Dardenne et Jean Pierre Dardenne présenteront
L’Ennemi public de Don Siegel
Le 14/10 à 22h30 à l'Institut Lumière

Robert Guédiguian présentera
A bout portant de Don Siegel
Le 14/10 à 20h30 au cinéma Gérard Philippe à Vénissieux

Régis Wargnier présentera
A bout portant
de Don Siegel
Le 15/10 à 17h15 au Pathé Bellecour

Marjane Satrapi présentera
L’Inspecteur Harry de Don Siegel
Le 16/10 à 20h30 au cinéma Gérard Philippe à Vénissieux

Xavier Giannoli présentera
Le 17/10 à 14h30 au cinéma Les Alizés à Bron

A bout portant
de Don Siegel


Tarif unique : 5 euros !
RENSEIGNEMENTS ET BILLETTERIE :
04 78 76 77 78

www.lumiere2009.org

08/10/2009

Apollon Cardon

Le coin d’Apollon Cardon

 

Eh ben les gones, ça fait du bien d’être lyonnais par les temps qui courent :

L’OL est plus fort que jamais, la vogue des marrons bat son plein,

et Roberto Ampuero, écrivain chilien de polars dont au sujet

duquel je vous avais révélé que c’était un bon,

était à Lyon lundi dans le cadre des Belles Latinas.

Mais c’est plutôt en Australie que je vais vous emmener,

pour le premier roman de Jo Nesbo : « L’homme chauve souris »,

paru en Folio policier. Autant vous avouer, sans qu’on me passe

à tabac ou au peigne fin, que c’est loin d’être le meilleur,

ce serait même plutôt le moins bon.

L’inspecteur Hary Hoyle est plus à l’aise à Oslo

qu’à Melbourne, et moins il boit, mieux on se porte.

Mais il reste le dépaysement, et en particulier de belles pages

sur les légendes et mythes aborigènes, ces grands rêveurs dont on a brisé les ailes.

Bon, c’est pas la bonne semaine, on m’a passé un Série Noire

dont on avait parlé en 1994, car l’auteur avait plus le style

à publier dans une revue sur les pèlerinages en Terre Sainte – j’en reviens –

ou les pulls en cachemire que dans une collection plus noire que vous ne pensez.

L’auteuse, Alix de Saint André, qui prend la précaution de prévenir

que ce n’est pas un pseudo, des fois qu’on la

prendrait pour une Giscard d’Estaing, a donc commis d’office

« L’ange et le réservoir de liquide à frein » un titre prétentieux,

à l’instar du style du polar du genre « qu’est ce que je suis rigolote,

Marie-Charlotte, à écrire des trucs de bobote, où

qu’y a deux trois bonnes sœurs qui clabotent,

la narratrice qui papote et la Loire qui clapote ».

Alors, passons aux choses sérieuses, il faut absolument

que vous lisiez dès maintenant un bouquin que je n’ai pas lu,

car quand je l’aurai bien bien (pas mal) acquis, il sera

tellement loin en liste d’attente, que je préfère attirer

votre attention sur sa parution. Il s’agit de « Le club des policiers yiddish »

de Michael Chabon, paru chez Robert Laffon. Chabon est un auteur

d’une vraie grande originalité, pas spécialement polardeux, sauf que

là il semble toujours original, et polardeux. De quoi ça parle ?

Mais je sais pas trop.

Ca se passe dans un Canada un peu fantasmé, en 1948, y a

du crime et des nanas, du pastiche et de l’humour juif.

Bref, si un des mes fidèles lecteurs peut me venir en aide.

Pour finir, compte tenu de la méchante manipulation

en abîme de l’excellent roman de Denis Lehane,

je me demande s’il faut aller voir l’adaptation cinématographique

de « Shutter Island » ? Sur cette angoissante question,

je retourne à la lecture du deuxième Robicheau de JL Burke,

dont je vous entretiendrai un de ces jours.

Votre estimé

Apollon Cardon

 

 

 
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