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05/09/2009

C'est la rentrée

 

 

 

 

 

 

 

LE COIN D’APOLLON CARDON

 

Thierry Jonquet nous a quitté pour l’au-delà des créateurs et des humanistes.

A 55 ans il donne ainsi une suite littéraire à sa vie, car il avait signé quelques ouvrages du pseudo

de Ramon Mercader, l’assassin au pic à glace de Trotski.

Or, un des plus beaux romans de Jorge Semprun,

un vrai polar qui pourrait le faire inviter à Quais du Polar,

s’intitule « La deuxième mort de Ramon Mercader ».

Il y a donc un troisième Mercader qui part dans le pays où

 survivent les créatures imaginaires et leurs géniteurs. Jonquet,

 c’était la parole en prison et au dehors d’un homme engagé

dans une vie sociale et politique qui avait un sens,

c’était le sourire de l’auteur de grand  talent de « Mygale »,

« Molock » et de mon favori « La bête et la  belle »,

numéro 1.000 de la Série Noire, histoire subtile au

sacré coup de théâtre, née d’une brêve journalistique

sur la découverte du cadavre d’un vieil homme entouré de sacs

d’ordures au milieu desquels circulaient un petit train électrique.

J’avais découpé l’articulet et je pigeais à la « Vie du Rail »,

mais Jonquet était beaucoup plus fort que moi.

Je serais heureux d’entendre parler de Jonquet et de son

œuvre lors de la prochaine manifestation de Quais du Polar.

 

Pas vous, les gones et les poutrônes ?

 

Ceci étant une chronique lyonnaise, bravo à l’OL pour sa

qualification en coupe d’Europe, mais ça fera des soirées  en moins pour bouquiner.

Ceci étant une chronique policière, avant de me demander avec

mon ami François M… si « Le roman policier est humaniste ? »,

et Jonquet aurait répondu « oui », je m’en vais évoquer

 mes deux lectures polardeuses sous canicule.

 

En Aveyron, lu « La lionne blanche » de Mankell.

Certainement pas le meilleur du Suédois, mais quand on est

devenu copain avec son commissaire principal Kurt Wallander

(traité d’inspecteur en 4° de couverture par un(e) andouille

qui ne lit pas les livres), on a envie de l’aider dans des enquêtes

où il patauge souvent au propre, au sale et au figuré.

Mankell connaît bien l’Afrique, où il vit en partie et

ça se sent dans cette intrigue, qui plonge sa

Scanie natale dans une conspiration Sud Africaine du temps de

la fin de l’apartheid. L’auteur souffle le chaud et le froid,

 et  passe en revue une galerie de salopards, de tueurs  d’élite

aux nerfs d’acier, d’anciens du KGB et de racistes boers.

Finalement un bon suspens, malgré quelques béquilles.

 

 

En Lozère, j’ai été nettement plus bluffé par 

« Shetter island »un titre pas très récent de Denis Lehanne,

l’auteur du « Mystic river » tourné par Clint Eastwood

et d’un roman

historique sur un épisode tragique de l’histoire des USA qui

sort en ce moment (« Un pays à l’aube »).

Moi, je vis depuis longtemps dans un monde

de psychiatres, pas que je sois plus dingue qu’un autre,

mais c’est comme ça : les liens du sang,

de l’amitié et de la curiosité. Donc, j’ai été fasciné par

 cette mission de Ted, un marshall américain,

sur une île prison pour fous dangereux,

où il doit rechercher une « malade » en fuite,

mais où il effectue en parallèle

une enquête pour un sénateur sur d’éventuels « travaux »

menés en secret par les psys de l’île sur leurs patients.

On fonce avec lui, malgré la mauvaise volonté de la direction,

contre vents et marées, car une tempête s’abat sur l’île,

et en compagnie d’un médecin chef plutôt ambigu.

Mais comme on est dans une histoire bien tordue,

 notre héros cherche aussi un prisonnier

 secret qui pourrait bien avoir une

relation criminelle avec son propre passé.

Quand la tourmente se calme, les tourments de

Ted vont commencer. Mais là, pas possible de vous

en dire, plus car Lehanne nous a joué un superbe

et terrible  tour dans son cabinet  des illusions.

En  vrac quelques lectures de l’été, car il n’y a pas

 que le polar dans la vie : « La foire aux vanités »

de William Thackeray, grand pavé de

1.000 pages anglais du XIX° sur les ravages  du snobisme et

de la duplicité ; et maintenant « Danse, danse, danse »

 de l’étrange Haruki Murakami,

dont le récit déroule d’étonnants parallèles avec

 le « Mulholland drive » de David Lynch.      

 

                   

Pour finir, rendez vous devant le CNP Odéon

pour éviter que ce temple du cinéma lyonnais

ne devienne une antre de parfumeur nauséabond,

de bottier aux petites pointures, ou de joaillier sans joie.

 

Votre Apollon, le dieu grec le plus proche du gâteau au foie de volaille

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Journée Professionnelle Quais du Polar

 

Voici la programmation de Quais du Polar pour l'année 2009/2010 pour les enseignants et les professionnels du livre
Merci de diffuser largement notre journée professionnelle, le 21 septembre 2009, afin de vous présenter nos projets.

Journée Professionnelle Quais du Polar.doc

Bonne réception 


Sandrine Derouet-Graufel (responsable programmation jeunesse Quais du Polar)
Association Quais du Polar 20, rue Constantine 69001 LYON

 Tel : 06 64 23 75 84

 
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