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22/04/2009

Apollon Cardon

Le coin d’Apollon Cardon

 

Salut les gones ! Bon, tout le monde y peut pas être de Lyon et il en faut bien d’un peu partout ! Comme ces auteurs nordiques de romans policés comme des glaces qu’affectionne le gone Tavernier, fan d’Indridason, de Nesbo et de ce foutu Blumquist de « Millenium ». C’est vrai que le Bertrand, il touche sa détente en matière d’adaptation de polar, de « L’horloger de Saint-Paul » (69005), d’après « L’horloger d’Everton » de feu Simenon, à « Coup de torchon » d’après le « 1275 âmes » de Jim Thomson : deux films avec la grande gueule et le talent de Noiret. Cette fois c’est la gueule destroy mais si profondément humaine de l’américain Tommy Lee Jones, qui incarne le héros de « Dans la brume électrique », thriller franco-américain, d’après « Dans la brume électrique avec les morts » un des ouvrages de la série animée par le lieutenant Dave Robicheau, créature de James Lee Burke.

Un beau film, loin du voyeurisme de certaines réalisations du genre. Tavernier n’a pas besoin de ça. Pourtant, la violence est partout dans cette histoire qui exhume passé et racisme de la puanteur des bayous, et vient télescoper les victimes d’un tueur en série, l’alcoolisme d’une star de cinéma, la mise en abîme de cette Louisiane magique avec film d’époque financé  par un mafieu, malicieux fantômes de soldats sudistes, ou hallucinations, on ne sait jamais dans le coin de New Iberia, bercé par le musiques cajun et le New Orleans, des musiques  qui ont mieux résisté au temps que les bicoques du cru à l’ouragan Katerina.        

Un petit conseil culinaire au passage, au fil d’une de mes enquêtes… comment, vous ne savez pas que je suis détective public ? Le seul, tous les autres sont des privés, mais moi je suis subventionné et mes consultations remboursées par la sécu… Donc, au fil de soie d’une de mes enquêtes, j’ai découvert une chouette belle petite adresse, déjà connue du jury de Quais du polar « Au bon endroit », rue Neuve, tenue par Elisabeth et Hugues, les ex du Bistrot du boulevard. Ca, c’est juste pour les lyonnais. Sachez, bande de goinfres, qu’on y déjeune autrement mieux que dans les gargotes fréquentées par Kurt Wallander, le commissaire suédois de Henning Mankel. Je sors de la lecture de « Les morts de la Saint Jean », où il commence à soigner sa malbouffe, à la poursuite d’un type qui va sonner huit fois, ave un étonnant goût de la mise en scène et une pratique frégolienne du transformisme. Un bon Wallander, humain, crevé, malade de la société, comme Robicheau, accablé par son surpoids et son surmoi.  

 

   

 

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