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08/04/2009

Apollon Cardon

Le coin d’Apollon Cardon

 

Maintenant que Quais du Polar est passé, vous roupillez, hein, bande de rats, une année à attendre avant la nouvelle fête du polar !

Pourtant c’est moins long que d’attendre le prochain Loevenbruck, ou les deux révélations totalement véridiques que deux auteurs de Noir pourraient bien faire sur les attentats dont ils ont fait l’objet. Vous ne me croyez pas ? A Quais du polar il y a eu des témoins selon lesquels un orque d’Europe du Sud a fait manger sa langue à un magicien du texte dans un restaurant des Cordeliers, et il y a peu, un Bulgare halluciné au volant de son ensemble routier a propulsé un amateur de rock au patronyme automobile au travers d’un carrefour, dans une voiture qui n’était pas équipée pour voler.

C’est bien simple, j’arrête le polar, trop dangereux ! Je vais écrire des autofictions sentimentales et j’irai manger des nems dans l’auberge du mandarin Tan, dans la banlieue de Marseille, là où un gone s’appelle le minot, dans les romans policiers pour gamins délurés.

Bon, je viens de lire dans « Lire » que Bertrand Tavernier lisait beaucoup Indridason et Nesbo en ce moment, après avoir flashé sur Millenium, je suis comme lui, frigofasciné par ces auteurs du froid, de la folie, de l’alcool, du soleil couchant, de l’humanité. C’est donc le moment que je vous parle de « L’étoile du diable » de Nesbo, qui couronne son précédent « Rue sans souci ».

Contrairement à ce que laisse entendre le titre, ce n’est pas une histoire de secte avec sectateurs fous : Dantec, Grangé et Mankel, entre autres, sont déjà passés par là. Curieusement, et c’est la grande originalité du récit, dans cette histoire de tueur en série (limitée) il n’y a pas de tueur en série, même s’il y a une série et un tueur. C’est ce que ce bon vieil Hitchcock appelait un hareng rouge, sans que j’ai jamais su pourquoi, lui aussi peut-être. A propos d’Hitchcock, je viens enfin de voir au Champo, à Paris (il faut bien aller parfois en enfer et au-delà) « La maison du docteur Edwardes » avec Grégory Peck en médecin amnésique fou d’amour pour Ingrind Bergman, psychiatre folle de lui, sur fond de crime crapuleux, manipulation mentale, et décors de rêves signés Dali.

Pour en revenir au Nesbo, dont au sujet duquel je vous causais, comme aurait dit Béru, Harry Hole, héros récurrent et nesbien, boit toujours autant, mais songe à quitter la police. Heureusement la police ne le quittera pas, à la suit d’une affaire bien tordue, un bel imbroglius comme dirait une romancière  de ma connaissance fâchée avec le « o ».

Je ne vous révélerai rien, bande de paresseux, mais sachez que j’ai retrouvé dans cette affaire - qui se passe dans la touffeur d’un été caniculaire à Oslo, sans blaguer,  - le talent de l’auteur norvégien à vous rendre attachant un foutu flic cabochard et amoureux, pour vous faire haleter comme un chien esquimau, au fil d’une intrigue dont les aspects techniques sont toujours d’une extrême précision.

Et pour les dingues de fantasy nordique, je précise qu’il n’y pas de nains dans ce polar hagard du Nord.

Votre dévoyé.

Apollon

            

 

Commentaires

Cher Apollon Cardon
Viendriez vous nous développer tout cela le 17 avril au Tasse livre? 18H?

Écrit par : Marie-Christine Rethoret | 08/04/2009

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