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13/11/2008

Info polar

POLAR.

Le Quai des Orfèvres se vend bien

Le 62e prix du Quai des Orfèvres a été décerné au premier roman d’un policier, qui peut s’attendre à de bonnes ventes dans un marché séduit par les polars.

Cécile Beaulieu | 13.11.2008, 07h00
 

GEORGES SIMENON l’a fait connaître au grand public dans les années 1930. Incarné par le commissaire Maigret, l’illustre 36, quai des Orfèvres a commencé à fasciner. Et ce n’est pas fini. Hier, la 62e édition du prix du Quai des Orfèvres, parrainé par Fayard, a consacré au siège de la PJ « Chasses à l’homme », le premier roman d’un jeune lieutenant, Christophe Guillaumot.
uvrage, tiré à 80 000 exemplaires, est depuis hier en librairie…

Les récits de flics marchent aussi

Avec la quasi-certitude de rencontrer le succès. Car, comme l’atteste la directrice du Virgin des Champs- Elysées, « ce qui est estampillé Quai des Orfèvres se vend bien ». C’est même, pour Raphaël Naklé, de la Librairie de Paris, place de Clichy (XVIIe), « le prix des romans policiers qui se vend le mieux ». Le label séduit, peut-être dopé par le film d’Olivier Marchal, « 36, quai des Orfèvres », sorti en 2004. Et les histoires racontées par ceux qui ont écumé les couloirs de la célèbre « maison », s’arrachent comme des petits pains. Martine Monteil, qui a gravi une à une, jusqu’au sommet de l’institution, les marches de la PJ parisienne, s’affiche dans les librairies depuis la parution, le 16 octobre, de l’ouvrage qui retrace sa carrière, « Flic, tout simplement ». « Nous avions mis en place 25 000 exemplaires et nous en avons réimprimé 7 000 en urgence », se réjouit-on chez Michel Lafon, qui avance 700 ventes par jour.

La raison de l’enthousiasme ? « C’est une femme dotée d’un incroyable charisme, dans un monde d’hommes, au beau milieu d’une institution mythique. Tous les ingrédients sont là. » Dans lamême veine, Frédéric Péchenard, ancien patron de la prestigieuse brigade criminelle, aujourd’hui directeur général de la police nationale, a publié l’an dernier « Gardien de la paix », avec un certain succès.

Partenaire depuis quarantecinq ans du prix du Quai des Orfèvres, l’éditeur Fayard constate également que la maison police suscite un engouement grandissant chez les lecteurs : «On commence vraiment à mordre sur un lectorat beaucoup plus vaste d’amoureux du polar, en France, mais aussi à l’étranger. »

Certains auteurs français de romans policiers luttent désormais à armes égales avec les géants anglosaxons du genre. « Sans parler du phénomène Fred Vargas, qui culmine à quelque 250 000 exemplaires, un auteur comme Patrick Graham est édité à 160 000 exemplaires », révèle-t-on chez Anne Carrière.

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