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07/08/2007

Le retour du Parrain 2007

 La Fille coupée en deux

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Une jeune femme qui veut réussir dans la vie et dont le rayonnement séduit ceux qui l'entourent, s'éprend d'un écrivain prestigieux et pervers, et épouse un jeune milliardaire déséquilibré.

Réalisé par Claude Chabrol (Parrain du festival Quais Du Polar 2007)

Avec Ludivine Sagnier , François Berléand , Benoît Magimel , Mathilda May , Caroline Sihol , Etienne Chicot , Marie Bunel , Valeria Cavalli , Thomas Chabrol , Jérémie Chaplain , Didier Bénureau , Raphaël Neal , Jean-Marie Winling , Charley Fouquet , Stéphane Debac , Edouard Baer , Hubert Saint-Macary , Cécile Maistre , Alain Bauguil , Clémence Bretécher , Patrick Zimmermann ...

http://www.lepoint.fr/content/cinema/article?id=192562

http://www.allocine.fr/article/fichearticle_gen_carticle=...

Biographie de Claude Chabrol

Fils de pharmacien, Claude Chabrol tient un ciné-club dans la Creuse pendant la guerre. De retour à Paris, il suit des études de droit et de lettres, mais fréquente surtout assidument les cinémas de la ville. Il y rencontre de jeunes passionnés avec qui il participe à l'aventure des Cahiers du cinéma de 1952 à 1957, et fait bientôt la connaissance du romancier Paul Gégauff, dont l'influence le détourne de son éducation bourgeoise. Marié très tôt, il est attaché de presse à la Fox avant de profiter d'un héritage de son épouse pour produire Le Coup du berger (1957) de Rivette et réaliser Le Beau Serge (1958), son premier long métrage. En grande partie autobiographique, ce film-clé de la Nouvelle vague est un beau succès public et critique et obtient le prix Jean Vigo.

Le destin du cinéaste est alors lié à ceux de Gégauff, fidèle coscénariste, et de Stéphane Audran qu'il épouse en secondes noces et dirigera à 23 reprises. Remportant l'Ours d'or à Berlin en 1959 pour son deuxième opus, Les Cousins, il rencontre des succès divers avec ses films suivants : Les Bonnes Femmes (1960) et L'Oeil du malin déconcertent les spectateurs, qui se montrent plus séduits par Landru (1962) ou les parodies de films d'espionnage comme Le Tigre aime la chair fraîche. A la fin de la décennie, sa collaboration avec le producteur André Génovès lui permet de revenir à des oeuvres plus personnelles, comme La Femme infidèle, Le Boucher ou Que la bête meure (1969). Le cinéaste y règle ses comptes avec la bourgeoisie de province en filmant des histoires de crimes et d'adultères, où chacun s'efforce de sauver les apparences plus que la vertu.

Bénéficiant de la présence de Belmondo, le satirique Docteur Popaul est, en 1972, l'un des plus gros succès publics du réalisateur, qui tente à la même époque des incursions dans le thriller politique (Nada) et le fantastique (Alice ou la Derniere fugue). Mais Chabrol est plus à son affaire lorsqu'il adapte des romans policiers ou s'inspire de faits divers, comme pour Violette Noziere, qui, en 1978, marque le début d'une fructueuse collaboration avec Isabelle Huppert. Dans les années 80, le réalisateur tourne une série de polars aux allures de jeux de massacre, et signe ainsi, avec le concours de grands comédiens, une savoureuse galerie de portraits : Serrault en assassin méthodique dans Les Fantômes du chapelier, Poiret en inspecteur gourmet dans Poulet au vinaigre, ou encore Noiret en vedette de télé cynique dans Masques.

Par la suite, c'est pourtant avec de grands personnages de femmes que le cinéma de Chabrol trouve un nouveau souffle. Si le réalisateur offre à Marie Trintignant son plus beau rôle dans Betty (d'après Simenon, 1992), c'est Isabelle Huppert qui incarne le plus souvent ces héroïnes, tantôt victimes d'une société oppressante (Une affaire de femmes en 1988, Madame Bovary en 1991) tantôt criminelles perverses (Merci pour le chocolat). En 1995, La Cérémonie, adaptation d'un polar de Ruth Rendell, constitue un sommet de l'art chabrolien, entre peinture sociale et étude de cas clinique. Le maître s'intéresse ensuite à la jeunesse, faisant appel à Benoît Magimel pour La Fleur du mal (2003) et La Demoiselle d'honneur. Ignoré par les Césars mais chéri par la critique, le malicieux Chabrol est devenu au fil des ans un personnage médiatique paradoxal, affichant sur les plateaux de télévision une bonhomie qui n'a d'égale que la noirceur de ses films. En 2006, L'Ivresse du pouvoir témoigne de l'acuité de son regard sur l'actualité, tout en brossant un nouveau portrait de femme à la fois manipulatrice et manipulée.

 

 

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